Barbarin !

Le représentant du ministère public s’est de nouveau inscrit, vendredi 29 novembre, dans la continuité de la position adoptée par le parquet jusque-là dans cette affaire judiciaire.


L’avocat général, Joël Sollier, n’a pas requis de condamnation contre le cardinal Barbarin, comme l’avait déjà fait la représentante du ministère public lors du procès en première instance du prélat, en mars dernier.

Appelant le tribunal à une « décision raisonnée et sereine », Joël Sollier a estimé que la justice ne pouvait « faire du symbolique son principe d’action, ni son but ultime ». Elle doit distinguer le « cas individuel » de l’archevêque de Lyon des « fautes » commises par l’Église face à la pédophilie de certains de ses prêtres, a-t-il ajouté.


Dessin d’Alice – Charlie Hebdo – 22/01/2020

En première instance, les juges avaient estimé qu’en ne dénonçant pas à la justice les actes qui lui avaient été rapportés par une victime en 2014, Philippe Barbarin avait choisi de « préserver l’institution ».

« Je n’ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles », a toujours dit le prélat, tandis que les victimes dénonçaient une « omerta » dictée par le Vatican.


Note personnelle de l’administrateur qui bien évidemment n’engage que lui : Les victimes des agissements de certains prélats doivent être mécontents du jugement qui de fait dégage juridiquement le cardinal … alors qu’en ne disant rien à la justice des hommes, il s’est fait complice. MC