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Sans avoir réellement réglé le problème très délicat de l’âge pivot, des discussions se poursuivent sur un certain nombre de chantiers, parmi lesquelles la pénibilité, l’aménagement des fins de carrière et l’emploi des seniors.

Vous nous accorderez avoir , depuis la connaissance exacte des termes de ce projet, attiré l’attention à diverses reprises sur les aspects négatifs de la réforme des retraites proposées par le gouvernement Macron-Philippe.

Nous ne participerons pas à la mascarade d’un Laurent Berger secrétaire national de la fédération CFDT, tout comme Unsa prêts à céder le système de retraite à des organismes financiers, fonts de pensions, etc.

Réformer certains systèmes de retraite devenues obsolète était certainement une obligation, essayer de vendre un système universel en « montant » les corporations détentrices à juste titre souvent, de régimes spéciaux entre elles et la population, était une erreur magistrale faite par ce gouvernement, mais hélas, nous le voyons bien, ce n’est pas la seule erreur commise ; il y a aussi celle de croire que les salariés vont laisser se faire tondre ce qui représente déjà une maigre retraite, sans broncher … en est une encore plus grande.

Dans cet affrontement, « gouvernement-salariés-retraités actuels et futurs », les nombreuses manifestations de rue d’abord, la position de tous les syndicats mêmes s’il faut déplorer le louvoiement du couple CFDT–Unsa, pourraient faire changer les plans du gouvernement. Persistons dans la revendication, refusons un projet aussi mal ficelé. MC


Dans le projet de loi de réforme des retraites, c’est le flou qui continue de dominer concernant la façon dont seront gérés certains aspects du texte, dont deux qui sont aujourd’hui à l’ordre du jour: la pénibilité et l’emploi des seniors. […]

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 « Il n’y a pas assez de dispositifs sur la pénibilité, pas encore de garantie sur la dangerosité, pas de signes très engageants sur les secteurs de la fonction publique sensibles, notamment hospitalière et territoriale », avait renchéri dans Le Parisien son homologue de l’Unsa, Laurent Escure. 

Du côté de l’exécutif, on promet d’améliorer « la prise en compte » de la pénibilité, mais sans rentrer dans les détails. Or sur ce point précis, c’est justement les détails qui sont importants.  

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Pour ce faire, les syndicats « réformistes » (qui entendent toujours améliorer « à la marge » le projet) ont une idée toute trouvée: la réintroduction des quatre critères de pénibilité, supprimés par les « ordonnances Macron » au début du quinquennat. Ces critères, qui avaient été définis en 2015, portaient sur la manutention manuelle de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les agents chimiques dangereux. […] [mais] le gouvernement est, pour le moment, complètement opposé à cette option. […]. [Idem pour] le Medef.

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Autre point […] discuté […] : l’emploi des seniors. Un secteur sur lequel la France est très en retard en comparaison de ses partenaires européens, selon les chiffres de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques). Un rapport de la Cour des comptes publié en octobre chiffre le taux d’emploi des 55-64 ans à 52,3%. Or, et même si l’âge pivot a été retiré (provisoirement) du texte, le gouvernement a bien l’intention d’inciter les Français à travailler plus longtemps. Un vœu qui entre en contradiction avec la cruelle réalité du marché de l’emploi des seniors. […] « 40% des salariés aujourd’hui, quand ils arrivent à la retraite, ne sont déjà plus au travail », […]


Romain Herreros . Huffington Post. Titre original : « Après l’âge pivot, ces deux autres points tendus de la réforme des retraites ». Source (extrait)