Ils anticipent les vœux présidentiels !

C’est un « jeu » plus ou moins trouble (ou a dessein) … mené par quelques personnalités (trouvant là l’occasion d’un faire-valoir personnel relayé par des médias complaisants) de supputer une anticipation des vœux présidentiel aux français; pour l’année 2020…

La communication élyséenne est bien huilée sur ce point et permet d’occuper l’espace, permet de lancer des « Fake news » … reprises par ces serviteurs zélés que sont les différents médias aux services (aux ordres ?) de Jupiter … une manière de tester les réactions de la population, dont certains exempts de jugeote, absorbent les dires du seigneur, tout comme les plus « suiveuses suiveurs député-e-s ou élu-e-s » du mouvement LR–EM. MC


C’est un rendez-vous traditionnel, mais cette année, les vœux télévisés du président de la République ce mardi 31 décembre sont plus attendus que d’habitude. En plein conflit social autour de la réforme des retraites, Emmanuel Macron est attendu au tournant, comme il l’avait été l’an dernier sur les gilets jaunes.

D’autant plus qu’il a choisi de ne pas souhaiter « Joyeux Noël » aux Français afin d’avoir « une expression globale pour les fêtes de fin d’année lors de ses vœux du 31 décembre », selon les mots de la présidence à nos confrères du « Parisien ».

Que va-t-il dire? Interviendra-t-il sur la réforme des retraites? Pour en dire quoi? 


Lire les avis de : Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, Philippe Moreau Chevrolet, communicant et Guillaume Chiche, député LR-EM, n’ont pas les mêmes expectatives !… (comme c(est bizzare d’autant que ces « personnalités » ne sont pas des plus représentatifs. Article paru dans Huffington Post. Source (extrait)


Laurent Escure (Unsa)

« Je n’en sais rien, ça fait longtemps que je ne crois plus au père Noël! », réagit auprès du HuffPost, Laurent Escure, le secrétaire général de l’Unsa. « Je pense que sur le conflit, il va laisser faire son premier ministre et qu’il va réaffirmer son cap » […]

Le chef de file [d’un des deux syndicats réformistes (avec la CFDT)] ne s’attend pas à ce que le chef de l’État annonce le retrait de l’âge pivot, point contesté de la réforme annoncée par Édouard Philippe le 11 décembre. […]

Philippe Moreau Chevrolet (Professeur de communication politique à Sciences Po)

« Ce qu’on attend, c’est une résolution de la crise », presse au contraire le communicant Philippe Moreau Chevrolet, qui perçoit lui trois scenarii possibles:

  1. Soit il renonce à l’âge pivot;
  2. soit il fait un virage social et il annonce un remaniement, mais là ce serait Noël;
  3. soit il ne dit rien, il parle de l’opération Barkhane et des hommes courageux qu’il a rencontrés à Noël sans parler des retraites, c’est tout à fait possible.

Pour le spécialiste de la communication,  Emmanuel Macron est « imprévisible ». « Il refuse qu’on lui impose un agenda, […] « Au contraire, il aime bien prendre le contre-pied, être là où on ne l’attend pas, […] », rappelle-t-il […]

[…]

Guillaume Chiche (LR-EM) […]

Pour le député LR-EM Guillaume Chiche, ancien du Parti socialiste, « c’est un exercice compliqué et risqué ». « En ligne de fond, au-delà de s’adresser aux Français, il y a un message essentiel à faire passer: nous sommes à mi-mandat, nous allons continuer à réformer le pays. Un certain nombre de commentateurs font comme si c’était terminé, comme si ça nous précipitait vers la fin du quinquennat, mais non, il ne faut pas lever le stylo », demande l’élu des Deux-Sèvres.

En pointe sur le dossier des retraites en tant que membre de la commission des Affaires sociales, Guillaume Chiche ne s’attend pas, en revanche, « à des annonces » sur le sujet. « Le cadre pour cela c’est le dialogue social, il y a des réunions programmées à la rentrée, donc je pense qu’il en parlera, mais je ne pense pas qu’il y ait des annonces », prévient l’élu des Deux-Sèvres.

[…]


Note personnelle : bien évidemment nous sommes loin d’être devin et nous ne pouvons prédire les annonces qu’entendra prononcer Emmanuel Macron au soir du 31 décembre à 20 heures.

Quoi qu’il dise demain, depuis son accession à la présidence, le pouvoir d’achat de la plus grande partie de la population française, à considérablement baissé, les inégalités ont grandi et les millions de repas distribués par les associations caritatives ne vivant -ou plutôt ne survivant- que grâce à la générosité émanant de la population, devraient alarmer députés et gouvernants. Il en est de même pour l’éducation nationale, la santé publique, les hôpitaux, les services publics, les transports, la sécurité et jusqu’au monde culturel, manifestant chaque jour un peu plus dans les rues françaises.

Aussi, même si Macron faisait quelques annonces autour de son projet de réforme de la retraite – sauf coup de théâtre, son abandon … mais faut pas croire au Père Noël – cela occultera les nombreux problèmes de la société actuelle produite par la financiarisation internationale et son système économique permettant entre autres, aux actionnaires du CAC 40 une plus-value de 26 % sur le dos des salariés.

Certes, l’espoir fait vivre, d’autant que dans les mois et les années à venir, des élections auront lieu et nous espérons, permettra la construction d’une société plus équitable. MC