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Pour une prestation attendue elle fut ratée de chez raté, le flou le plus total pour mieux flouser, le filigrane de ces palabres gouvernementales … c’est retraités vous coûtez (nous coutons) trop cher à l’état, dispatchons au privé.

Note en  préambule. L’article ci-dessous est paru dans « Le Monde » avant l’annonce du premier sinistre de France …

[Ce lundi 26 août 2019, Macron dans l’interview] qu’il accorde, ce soir-là, au journal de 20 heures de France 2, [il affirmait que sur les retraites] « Rien n’est décidé. Rien », [et d’ajouter] « Je veux qu’on incarne le changement de méthode que j’ai souhaité. C’est-à-dire qu’on va la construire tous ensemble cette réforme, personne n’a la bonne solution », […]

Trois mois et une grève nationale plus tard, le carrosse s’est transformé en citrouille.

[…] Age pivot, « clause du grand-père », mesures d’économies, durées de transition vers le nouveau régime universel… Sur tous ces sujets, l’exécutif a soufflé le choix et le froid, semant la confusion sur ses intentions, au prétexte que rien n’était tranché.

« La méthode, catastrophique, restera comme un cas d’école d’amateurisme », a fustigé le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, dimanche, dans Le Parisien. Selon lui, Emmanuel Macron, a « lui-même », « semé le trouble » et « réussi à faire peur à 30 millions d’actifs » en « tergiversant sur l’âge pivot, puis en évoquant la clause du grand-père ». « Numéro d’équilibriste »

Certains avouent leur incrédulité jusqu’au sein du pouvoir. A vouloir laisser du temps à la discussion avec les syndicats, le gouvernement a semé l’inquiétude.

« Notre dispositif n’est pas encore au point », a récemment convenu le chef des députés de la majorité, Gilles Le Gendre, sur LCI, estimant que la négociation avec les partenaires sociaux « a obligé à évoquer plusieurs hypothèses qui ont entretenu un flou, une inquiétude, une incertitude ».

Le 5 décembre, au soir de la première manifestation contre la réforme des retraites, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, et la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, ont fait face à des citoyens en colère tout au long d’un prime time sur France 2 sans pouvoir répondre sur le fond à toutes les interrogations. « C’était terrible pour eux, regrette un proche d’Emmanuel Macron. La réforme n’était pas sur la table, ils devaient rassurer les gens mais ne le pouvaient pas. C’était un numéro d’équilibriste. »

Selon un sondage IFOP pour Le JDD, 59 % des Français estiment que le gouvernement, en ne dévoilant pas son jeu, se montre plus responsable des perturbations que les grévistes eux-mêmes.

[…] Dans une tribune au Monde, lundi 9 décembre, les économistes Philippe Aghion, Antoine Bozio, Philippe Martin et Jean Pisani-Ferry, tous conseillers d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017, s’interrogent sur la volonté de certains au sein de l’exécutif de différer la mise en œuvre du nouveau système de retraites.


Olivier Faye. Le Monde. Titre original : « Retraites : les ratés de la nouvelle méthode Macron ». Source (extrait)