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La sauce à multiples sens : à quelle(s) sauce(s) serons-nous mangés ; des décisions pataugeant dans la sauce, à quelles sauces nous mènerons les manifestations, à quelle sauce les politiques seront-ils « mangés, chahutés, démis de leurs fonctions ».

Car à n’en pas douter les dégâts de l’entêtement du locataire temporaire de l’Élysée, après un an de l’épisode des gilets jaunes, les événements de ces derniers jours, porte un peu plus au discrédit du roitelet. MC


C’est entendu, la grande bataille d’Emmanuel Macron sur le front des retraites ne donne pas l’impression, jusqu’à preuve du contraire, d’un modèle de stratégie – dixit le quotidien très droitier « Le Figaro »

Pédagogie, transparence et concertation devaient guider les pas du gouvernement pour emporter l’adhésion autour de cet ambitieux projet. Deux ans d’approximations, de maladresses, parfois de contradictions, jusqu’au sommet de l’État, ont fini par instiller le poison du doute, plus encore celui du soupçon. Si bien qu’aujourd’hui de nombreux Français s’interrogent sur l’utilité de l’usine à gaz en préparation et se demandent surtout à quelle sauce ils seront mangés.


[Des phrases habituellement honnis, si elles étaient parues dans des quotidiens d’opposition (de gauche ?). Oui mais voilà, après avoir ouvert « l’entrée » le Figaro nous sert le « plat de résistance » au plus tôt « ses plates allégeances » à la Macronie avant de vous servir « en dessert le fait que vous n’avez rien compris des saines intentions de « Monsieur Emmanuel Macron » ». Enfin comme d’habitude, « Le figaro » s’adresse aux plus nantis. Rappelons quand même que près des deux tiers des Français soutiennent les revendications actuelles. MC]


Ce constat posé, restent un problème et un scandale que le blocage de tous les trains de France ne résoudra jamais et qui justifient à eux seuls une réforme.

Le problème, c’est l’insoutenabilité financière de notre système de retraites. Chez nous comme ailleurs (réjouissons-nous), les hommes et les femmes vivent de plus en plus âgés, par conséquent de plus en plus longtemps en inactivité. Ignorer cette évidence revient à laisser aux générations futures un fardeau insupportable. Tous les pays du monde en ont pris acte et ont décidé de reporter l’âge de départ à la retraite, souvent à 65 ans, trois ans plus tard qu’en France. Jusqu’à quand attendrons-nous avant de prendre nos responsabilités ?

Le scandale, c’est celui des régimes spéciaux, que le gouvernement a l’audace de vouloir supprimer. Ces privilèges hérités du siècle dernier permettent aux cheminots et à quelques autres de cesser le travail bien avant tout le monde, avec une confortable pension. Depuis toujours, leur préservation constitue le combat suprême de la CGT.

[Une habitude, pour ce quotidien, de taper uniquement sur un syndicat alors que pour cette fois il s’agit bien d’une intersyndicale large qui touche non seulement le public mais également le privé, l’oublier répond bien évidemment à l’exercice de démolition du profond mouvement anti gouvernementale actuelle. MC]

Non, comme prétend la CGT, pour défendre les retraites dans leur ensemble, mais celles de corporations qui sont aussi ses derniers bastions. Les Français, eux, sont priés d’accepter sans broncher une double peine : subir une paralysie des transports qui rend leur vie quotidienne infernale, tout en continuant à financer les régimes spéciaux au prix fort.


Gaétan de Capèle Gaëtan. Le Figaro (éditorial). Titre original : « un problème et un scandale ». Source