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Dans un article titré : « La rue peut-elle supplanter les urnes ? » la journaliste des « Échos » fait le jeu – sur l’air (ou la chanson) de ne pas être d’accord … – avec la gouvernance en place, en détournant ainsi sournoisement des raisons profondes du mécontentement général qui résulte d’une société ultralibérale décadente.

En stigmatisant les régimes spéciaux comme elle le fait depuis quelques jours, en usant de mots comme « pleurnichards » et « corporatismes », la majorité ne prend-elle pas le risque de chauffer à blanc les syndicats qui les défendent ? Si, mais c’est ce qu’elle cherche.

Il vaut mieux des syndicats mobilisés sur les retraites qu’une foule en colère, sans but, sans cadre, presque jaune.

A dix jours du 5 décembre, l’équipe Macron préfère la peste au choléra. [Traduire par : avec cette position ils n’entendent pas guérir le mal profond, qui ronge cette société. MC]

[La gouvernance] vient de choisir la stratégie de la tension.

Grand débat et mesures en faveur des « gilets jaunes » n’ont rien changé […]. La crise sociale demeure, tout comme, plus dangereuse encore, une « crise morale » et démocratique, qui ronge le pays. [ça lui va, bien à la journaliste de tenir ces propos sans proposer de solutions qui passeraient entre autres par une augmentation du pouvoir d’achat, le respect de l’égalité pour tous, etc. MC]

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La rue en passe de supplanter les urnes ? [Nous le verrons à partir du cinq décembre 2019 ! MC]

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Cécile Cornudet.  Les Échos. Titre original : «La rue peut-elle supplanter les urnes ? ». Source (extrait)