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Certainement contre la volonté du président dictateur de droite Jair Bolsonaro, tout comme certainement Donald Trump et les USA n’ont pas vu cette libération et son retour sur la scène médiatique de l’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva libéré le 8 novembre, fera renaître l’espoir dans le retour d’une société plus sociale pour le peuple brésilien Le combat pour une vraie démocratie au Brésil, continue à affirmer l’ex-président Lula.

Lula Libre ! Le cri tant de fois scandé par les soutiens de l’ancien président du Brésil est enfin devenu réalité. Le 8 novembre, le leader historique de la gauche, fondateur du Parti des travailleurs (PT) a franchi les  portes de la liberté, en sortant de la prison de Curitiba (sud du Brésil), où il était emprisonné depuis le 7 avril 2018. […]

La veille, par six voix pour et cinq contre, les juges du Tribunal suprême fédéral (STF) avaient décidé de changer l’actuelle jurisprudence qui permettait d’emprisonner des inculpés, alors que leurs recours n’étaient pas épuisés. Le vote du STF a corrigé ses propres errements. […]

[…] Lula purgeait une peine de plus de huit ans de prison, malgré le vide sidéral de son dossier et les recours déposés par ses avocats. La sentence avait été prononcée par le juge Sergio Moro, désormais ministre de la Justice du gouvernement d’extrême droite de Jair Bolsonaro, récompensé là, pour ses bons et loyaux services.

On le sait, Moro avait déclaré à l’époque des faits qu’il ne possédait aucune preuve de la culpabilité de Lula, accusé d’avoir bénéficié d’un logement triplex d’une entreprise du bâtiment en échange de marchés publics. Qu’importe, Lula était l’homme à abattre. […] nombre de responsables de partis de gauche en France et dans le monde, ont eu le courage de dénoncer l’acharnement politique dont il était victime. D’autres (à commencer par les médias dominants) ont observé un silence assourdissant, pire, certains ont alimenté une campagne mortifère qui a participé de l’élection de Jair Bolsonaro. 

Cet été le site en ligne The Intercept a confirmé un secret de polichinelle, en révélant les échanges de messages entre Sergio Moro et les magistrats en charge de l’enquête Lava Jato. Des messages qui confirmaient que Lula avait été condamné pour des raisons politiques et non juridiques.

[…] l’opération Lava Jato est devenue un instrument politique pour ôter toute possibilité à la gauche de se maintenir au pouvoir et d’y revenir. (…) Le juge Sergio Moro n’a pas été impartial. Il a agi en faveur de l’accusation. Il a formulé des accusations à l’encontre de Lula alors qu’il n’avait pas de preuves. Il a incité des témoignages à charge. […]

L’acharnement politico-judicaire contre l’ancien président a conduit la justice à l’accabler dans plus d’une centaine d’autres affaires. Malgré ces cabales, et une sale campagne de dénigrements pour le discréditer, l’ancien prisonnier politique Lula était devenu le symbole d’une démocratie malade, bâillonnée par l’extrême droite. […] 


Cathy Dos Santos source (Extrait)