Étiquettes

,

Cela a l’air de renâcler dans la mouvance de la Macronie à la chambre, les députés faces à des investitures décidées unilatéralement en vue des prochaines élections.

Toutefois ne nous y trompons pas, il s’agit plus de faire de la communication autour de ces pseudos dissidences pour parler encore et toujours des marcheurs et de Macron, la réalité est avant tout que des municipalités importantes sur le territoire, répondent aux ordres et vœux du locataire temporaire de l’Élysée. ce d’autant que les médias affidés au gouvernement, s’ingénient à dévaloriser tous les partis s’exprimant a gauche, porteurs de l’esprit social, en ne présentant au lecteur-auditeur que des chamailleries, faisant ainsi l’impasse sur des programmes de gauche très souvent novateurs et de grande valeur, notamment en matière sociale, d’équilibre en justice et finances. MC

Début septembre, les dirigeants de La République en marche (LRM) espéraient que les premiers foyers d’incendie, dans la foulée de la candidature de Cédric Villani à Paris, ne seraient qu’un feu de paille. Il n’en est rien. A quatre mois des élections municipales, les contestations contre l’attribution de certaines investitures se multiplient au sein du parti présidentiel, en installant le risque de dissidences dans plusieurs villes. […]

Paris se déroule le scénario le plus redouté par les stratèges macronistes : ni le prétendant officiel, Benjamin Griveaux, ni le dissident Cédric Villani ne voient leur campagne décoller dans les sondages. Les deux rivaux se neutralisent, ce qui laisse augurer d’un duel fratricide, au profit de la maire socialiste sortante, Anne Hidalgo. […]

Lyon, qui fait pourtant figure de place forte de la Macronie. Le président LRM sortant de la métropole, David Kimelfeld, est déterminé à se maintenir face à Gérard Collomb, investi par le parti.

Marseille, où la tête de liste n’a pas encore été désignée, le mouvement doit encore départager le député Saïd Ahamada et le président de l’université d’Aix-Marseille, Yvon Berland. « On va droit dans le mur »

Lille, les « marcheurs » se montrent très divisés. Une partie d’entre eux n’entendent pas mener campagne pour la candidate désignée, Violette Spillebout, par délité à la députée LRM du Nord Valérie Petit, qui n’a pas obtenu l’investiture.

Valenciennes, Roubaix ou Villeneuve-d’Ascq, les militants se déchirent sur fond de rivalités pour les municipales.

Montpellier « Si je n’ai pas l’investiture, j’irai jusqu’au bout, en me présentant comme le candidat qui incarne, de fait, les valeurs d’En marche ! », explique le député de l’Hérault Patrick Vignal, déterminé à briguer la mairie face à l’édile sortant, Philippe Saurel.

Nice Même raisonnement chez le député LRM Cédric Roussel, face à Christian Estrosi, le maire Les Républicains (LR).

Annecy, la députée Frédérique Lardet affiche, elle aussi, sa détermination à se présenter, même si le parti envisage plutôt de soutenir l’édile sortant UDI, Jean-Luc Rigaut.

Metz, où la référente départementale Béatrice Agamennone a décidé de se lancer en dissidente face au député Richard Lioger, investi par le parti.

Besançon même cas de figure à Besançon, où la référente locale Alexandra Cordier se prépare à affronter le député Eric Alauzet.

Aix-en-Provence, où la députée LRM Anne-Laurence Petel fait figure de tête de liste officielle, son ancien suppléant, Dominique Sassoon, se présente face à elle. Menacé d’exclusion, il entend maintenir sa candidature en se présentant sans étiquette, après avoir lui-même démissionné du mouvement début octobre. […]

La stratégie à géométrie variable de la Commission Nationale d’Investiture (CNI) , consistant à investir aussi bien de purs « marcheurs » que des maires sortants LR, PS ou centristes, suscite de l’incompréhension chez les militants macronistes comme chez les élus.

Les premiers, qui veulent porter le renouvellement, sont réticents à l’idée de soutenir un représentant de « l’ancien monde ». Les seconds peinent à se plier aux choix de la CNI, jugée déconnectée des enjeux locaux. Beaucoup mettent en cause le mode de gouvernance du parti, trop centralisé, et disent ne plus supporter des décisions venues d’en haut. […]

[…]De son côté, le délégué général de LRM, Stanislas Guerini, appelle à « relativiser » l’ampleur de cette grogne interne. « Le nombre de cas de dissidences avérées est très minoritaire par rapport au nombre de villes où nous avons accordé des investitures », affirme-t-il.

[…]


Alexandre Lemarié. Le Monde. Titre original. « Dissidences en série chez les « marcheurs ». Source (extrait)