Étiquettes

Les maires en place, gouvernent le plus souvent avec une majorité plurielle.

« Dans une élection municipale, une étiquette politique n’est pas un avantage, abonde le maire d’Angers, Christophe Béchu, un ex-Les Républicains désormais proche du parti présidentiel. L’étiquette de la majorité en place peut même être parfois un repoussoir lors des élections intermédiaires. On attend d’un maire ou d’un futur maire qu’il puisse être en capacité de rassembler.» […]

Les logos n’ont donc plus la cote.

Ils ont même disparu des affiches de campagne. Le candidat soutenu par le parti présidentiel à Malakoff (Hauts-de-Seine), Olivier Rajzman, a baptisé sa liste Demain Malakoff. « Ensemble pour une ville dynamique, écologique et solidaire », est-il écrit sur son tract. […]

Même les couleurs utilisées (du vert au rose, en passant par le orange jusqu’au rouge) [évoquent davantage des accointances avec un parti et une idéologie politique pour les électeurs est le plus souvent abandonné par les candidats].

« Il y aura peu de logos dans cette campagne, affirme un candidat. LREM me soutient, mais je souhaite ouvrir mon projet à d’autres personnalités compatibles.»

Bref, les candidats ne feront pas de l’imprimatur de leur parti un argument de campagne. Pire, sur le terrain, ce soutien donne plutôt du grain à moudre aux opposants locaux. « En tant qu’élue de la majorité, je suis la cible d’attaques », témoigne la députée LREM Valérie Oppelt, investie à Nantes.

Voilà une posture générale qui risque de semer la confusion et de rendre les résultats illisibles au soir du second tour.


Article réalisé d’après Tristan Quinault-Maupoil et Mathilde Siraud. Le Figaro. Titre original : «Municipales: les étiquettes partisanes ne font plus recette ». Source (extrait)