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Il soufflera péniblement sa première bougie le 18 octobre. Cela fera un an que Christophe Castaner a pris les manettes du ministère de l’Intérieur. Des mois marqués par plusieurs polémiques notables, suivies systématiquement d’appels à la démission de la part de l’opposition.

Jusqu’à présent, ce proche d’Emmanuel Macron aura tenu bon, recevant à chaque nouvelle tempête des marques de confiance de la part du premier ministre, Édouard Philippe. Ce dernier lui a encore renouvelé son soutien dimanche dans les colonnes du JDD après l’attaque à la préfecture de police jeudi dernier. Christophe Castaner avait affirmé un peu vite que le tueur ne présentait aucun signe de radicalisation, avant d’être démenti dès le lendemain.

● Mars 2019: la virée en boîte de nuit pendant les «gilets jaunes»

Le 9 mars, au soir de la 17ème journée de mobilisation des «gilets jaunes», une nouvelle fois marquée par des violences, des photos fuitent dans la presse. On y découvre Christophe Castaner en train de danser avec une femme dans une célèbre boîte de nuit parisienne. […]

● Mai 2019: l’«attaque» de la Salpêtrière exagérée

[Sans sourciller, Christophe Castaner affirme dans la soirée du 1er Mai 2019 que des manifestants ont attaqué la Salpêtrière]. [Sauf que] des témoignages et vidéos, relayés par plusieurs médias, remettent en cause la version du ministre et le degré de violence qu’il a décrit. Les manifestants avaient avant tout cherché à se protéger [d’une charge de la police]. […]

 Juin 2019: une absence remarquée lors de l’affaire Steve

Fête de la musique à Nantes, le 21 juin. Dans la nuit, des échauffourées éclatent entre des participants et des policiers, qui exigent d’éteindre la musique. Dans la panique, quatorze personnes tombent dans la Loire. Le lendemain matin, un jeune homme est porté disparu: Steve Maia Caniço, 24 ans. Alors que l’opposition s’alarme, Christophe Castaner brille par son absence. Le corps est finalement retrouvé sans vie le 30 juillet, soit un mois plus tard. La responsabilité de la police est mise en cause. [Sauf que le portable de Steve apporte des informations contredisant les dires du gouvernement]

● Octobre 2019: une communication trop rapide après l’attaque à la préfecture de police

Christophe Castaner l’assure: l’assaillant Mickaël Harpon qui a tué quatre personnes devant la préfecture de police de Paris jeudi dernier n’a « jamais présenté de difficulté comportementale ». Problème: dès le lendemain, les propos du ministre de l’Intérieur sont démentis par le procureur national antiterroriste. […] Invité dimanche au 13H de France 2, Christophe Castaner a fini par reconnaître des «failles» dans la remontée de l’information, tout en excluant de démissionner.


Pierre Lepelletier. Le Figaro. Titre original : « Un an à Beauvau et quatre polémiques pour Christophe Castaner ». Source (extrait)