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Fiscalité : pourquoi les riches contribuables se frottent les mains

Voilà un bien « bel » article paru dans les colonnes du « Parisien », un journal habituellement plus « spécialiste » de la rubrique « des chiens écrasées » ou des « potins d’la mémère », débite un commentaire, (certainement diligenté par la communication élyséenne) pour arrondir les angles d’un rapport, expliquant la nécessité de s’abstenir de ponctionner (plus !) les riches. Cet article est carrément un brûlot se fichant de la figure de la plus grande majorité des Français, qui souffre chaque fin de mois. MC


La théorie du ruissellement, vous vous souvenez?

C’était au début du quinquennat Macron, […] Deux ans plus tard, un rapport de France Stratégies, un organisme rattaché à Matignon, propose une première évaluation des effets de l’instauration du prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus de l’épargne et du remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par un impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Bonne nouvelle pour les caisses publiques, l’impact budgétaire de ces réformes est plus faible qu’anticipé. La mise en place du PFU a coûté entre 1,4 et 1,7 Md€ à l’État, contre 1,9 Md€ dans l’estimation initiale de Bercy. Le remplacement de l’ISF par l’IFI, lui, a coûté 2,9 Mds€, contre 3,2 Mds€ dans les calculs initiaux.

Les contribuables à hauts revenus, eux, peuvent se frotter les mains.

Le passage de l’ISF à l’IFI s’est notamment traduit par une baisse du nombre des personnes assujetties, de 360 000 à 130 000. En moyenne, « l’impôt acquitté a été divisé par trois et demi », souligne l’un des auteurs.

Les autres – classes moyennes, classes populaires – ont-ils bénéficié des mesures par ricochet ?

« Les réformes favoriseraient à court terme les ménages les plus aisés, mais l’impact sur les inégalités reste limité au total », observent prudemment les auteurs.

Dit autrement, « ça ne ruisselle pas beaucoup, et nos électeurs n’oublient pas de nous le rappeler dans les circonscriptions », confie un député LREM du sud-ouest.

Pour le reste, le copieux rapport de 300 pages et les experts qui en sont à l’origine, hélas, ne se mouillent pas vraiment non plus. « Il est encore trop tôt pour produire une évaluation complète de ces réformes qui mettront des années à porter l’ensemble des fruits qu’on en attend », souligne le comité d’évaluation. […]

[…] En clair, le gouvernement devrait maintenir le cap, sans infléchir sa politique. « Il n’y a pas d’éléments qui justifieraient qu’on revienne sur tel ou tel paramètre des réformes de la fiscalité du capital », souligne un haut fonctionnaire. […]


Mathieu Pelloli. Le Parisien. Source (extrait)