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Un jeu démoniaque, l’annonce puis le retrait. C’est typiquement le genre de stratégie concoctee par la com’ de l’Élysée… Et destinée à faire croire à la bonté, à la mansuétude, à la bienveillance du président de la république et de son groupe LR-EM envers les retraités… du moins ceux qui était soi-disant aisés (d’ailleurs) … ceux qu’ils faut bichonner car ils ont voté Macron … mais en dehors de ce jeu (rappel nous sommes en période pré-électorale) c’est bien une attaque d’une plus grande envergure envers les aides aux personnes qu’il s’agissait de mettre en pratique. MC

La mesure aurait seme le désordre dans le groupe majoritaire … Peut-être… Ou alors, c’est encore une manoeuvre pour « sauver » les apparences ! Qui va croire que c’est « la » décision d’une ministre seule dans son coin?

Coup de gueule de Stanislas Guerini, délégué général de LRM, le 24 au matin au petit déjeuner de la majorité, à propos de la suppression des exonérations des charges patronales pour les personnes de plus de 70 ans qui ont une aide à domicile.

« Cette mesure visant les retraités va complètement occulter les baisses d’impôts ! » hurle-t-il.

Édouard Philippe précise qu’il s’agit d’une décision de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui n’a pas été arbitrée.

« Vous sentez ma mauvaise humeur ? » lance-t-il aux dirigeants de la majorité.

Il est agacé par la manière dont Pénicaud a géré le dossier, toute seule dans son coin.

Une heure plus tard, à la réunion des députés LRM, c’est un tollé. Olivia Grégoire, la porte-parole des députés LRM, engueule les conseillers de l’Élysée et du Premier ministre : « On ne peut pas continuer à travailler, comme ça ! » s’écrie-t-elle.

Même son de cloche chez le vice-président de la commission des Finances, Laurent Saint-Martin, qui dit avoir « appris cette mesure d’économie par la presse ». Il ajoute : « Même les plus loyaux ne peuvent plus supporter cela. »

Preuve de l’embarras général, la vice-présidente du groupe, Marie Lebec, demande aux députés de « ne pas s’exprimer publiquement sur ce sujet parce que les porte-parole doivent se caler ».

De son côté, Hugues Renson, vice-président de l’Assemblée, estime que « cette mesure est politiquement dévastatrice ».

A 13 heures, le Premier ministre annonce à ses troupes que la mesure Pénicaud ne verra pas le jour.

Tout ça pour ça…


Article non signé. Le Canard enchaîné. 25/09/2019