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Allez Mesdames et Messieurs du gouvernement, ainsi que les élus du groupe la république en marche (LR–EM) sortez de vos ministères sortez de l’hémicycle, battez la campagne convainquez c’est gueux les maires incultes, apolitiques, qui revendiquent constamment pour des peccadilles, il faut qu’ils viennent grossir les rangs de notre majorité… (C’est à peine un délire, une invention de notre part … qu’en ces termes nous invoquons les agissements grotesques du gouvernement, de ses ministres, de ses élus de ce groupe en marche) MC

C’est en résumé ce que dit : « Jacqueline Gourault: « Pour les territoires, nous voulons du cousu main » – Le Figaro, dans une interview réalisée par : Angélique Négroni et Delphine de Mallevoüe. Source (extrait)

Jacqueline Gourault ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales veut apporter des réponses adaptées à la crise que traversent les zones rurales.

LE FIGARO. – Repli des administrations, désertification médicale, dépeuplement sur fond de chômage… Six mois après les engagements du gouvernement, le sentiment d’abandon dans les territoires est toujours aussi vif. À quoi a donc servi le grand débat?

Jacqueline GOURAULT. – Ma volonté est d’enrayer cette vision négative persistante. Car s’il est vrai que l’exode des populations vers les villes depuis une trentaine d’années a été une réalité, avec la désertification médicale ou encore le recul des services publics, le gouvernement travaille à inverser le courant depuis deux ans.

Nous œuvrons pour répondre au besoin de proximité de l’action, pour reconstruire, pour recoudre.

Comme avec les 2 000 maisons «France Service» déployées d’ici à 2022, par exemple.

Des mesures vont être annoncées ce vendredi [27/09/2019] par le premier ministre qui va fixer « l’agenda rural » du gouvernement, fondé sur un rapport de 200 propositions.

  • Laquelle retient particulièrement votre attention?

Cet agenda, c’est un plan d’action large et concret pour nos territoires ruraux. Nous allons, et c’est nouveau, agir sur les petites centralités, ces communes de quelques milliers d’habitants qui sont les villes vitales pour des bassins de vie ruraux. Nous allons leur apporter aide et soutien. En partenariat avec l’association des petites villes de France mais aussi l’association des maires ruraux de France, un programme baptisé «Petites villes de demain» va être élaboré. […]

  • Quelle forme cette aide va-t-elle prendre?

Ces villes, qui n’ont pas les moyens d’accompagnement technique, vont s’appuyer sur la future agence nationale de cohésion des territoires, l’ANCT. La création de cette structure d’État répond à la volonté du président de la République, qui en avait fait l’annonce en juillet 2017, de mobiliser et de «projeter» sur le territoire l’ingénierie nécessaire pour que ces collectivités puissent construire leurs projets. Dans une France décentralisée, il faut que les fonctionnaires de l’État soient aussi au service des projets des territoires. D’autres structures nationales qui travaillent principalement pour l’État vont d’ailleurs devoir davantage se tourner vers des projets locaux. D’une manière générale – et Emmanuel Macron y tient beaucoup -, nous nous attelons à réorienter l’activité de ces organismes vers les projets locaux. Il y a certaines agences dont tout le monde oublie – à commencer par elles-mêmes – qu’elles agissent au nom et avec les moyens de l’État.

  • Mais les territoires ne sont pas égaux, comment combattre les fractures territoriales ?

Il faut aujourd’hui apporter des réponses adaptées aux territoires marqués par de fortes disparités et s’orienter vers du «cousu main». […]

  • Qu’en est-il de la loi de décentralisation attendue par les élus locaux pour conduire une politique adaptée à leurs territoires?

La décentralisation répond à un plus grand besoin de proximité. Et désormais, la décentralisation peut s’enrichir du principe de différenciation. Figurant au menu de la prochaine révision constitutionnelle, la «différenciation territoriale» a pour but d’introduire de la souplesse afin de répondre aux besoins spécifiques des collectivités locales. Cette loi aura pour but de promouvoir une «république contractuelle», avec plus de déconcentration pour redonner plus de marge de manœuvre à l’État local, que représente le préfet de département. Les négociations autour de ce projet vont commencer d’ici fin octobre. J’irai à la rencontre des élus locaux pour construire ce futur texte avec eux, recueillir leurs propositions, en particulier autour de trois grandes politiques publiques qui gagneront à être exercées plus près du citoyen: le logement, la transition écologique et les transports. […]

  • Quid du soutien financier de l’État, objet de grogne et d’inquiétudes de beaucoup d’élus locaux qui redoutent une baisse de leurs dotations?

Dès 2017, le gouvernement a mis fin à la baisse des dotations allouées aux collectivités territoriales. […] Depuis notre arrivée aux responsabilités, le montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF) est resté constant. 27 milliards d’euros sont répartis en fonction d’un certain nombre de critères objectifs (par exemple l’évolution de la population), associés à des critères de péréquation (solidarité entre collectivités).

  • À enveloppe constante, certaines collectivités vont voir leur dotation augmenter ou baisser.

[…]. Quant à la fin progressive de la taxe d’habitation pour les communes, la compensation sera totale et se fera à l’euro près. Il n’y a pas d’embrouille, c’est une réforme carrée, claire. Cette colère des territoires a été incarnée par le mouvement des «gilets jaunes».

[…]


Promesses d’avant élections … ne sont pas paroles d’Évangile. MC