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Omniprésent dans les produits alimentaires, le sucre s’avère un poison pour notre santé.

En quoi et comment bien le consommer ? Réponses.

Utilisé comme ingrédient de cuisine seulement depuis le XVIIIe siècle, le sucre est depuis consommé de manière exponentielle, principalement sous l’action de l’industrie agroalimentaire qui a bien saisi l’efficacité de cet exhausteur de goût addictif

Il existe une multitude de « produits sucrants » (blanc, roux, complets, sirops, édulcorants, naturels ou artificiels…) et le sucre est également naturellement présent dans les fruits et légumes.

Mais le véritable danger réside dans les sucres libres, soit l’ensemble des sucres ajoutés par les industriels pour modifier goût, couleur et texture des aliments.

Ils se cachent partout : dans le pain, les charcuteries, l’alcool, les condiments, la sauce tomate, les préparations congelées…

En consommer trop provoque diabète et obésité, inflammation du foie et vieillissement accéléré. Cela favorise aussi la survenue de cancers et de maladies cardiovasculaires.

L’OMS et les sociétés savantes médicales recommandent de limiter la consommation de sucres totaux (tous confondus) à 25 g/jour (soit 10% de l’ensemble du bol alimentaire), voire même de s’en passer totalement.

On d’après une étude de l’Inca, de 2006-2007, les Français en absorbaient en moyenne 70g/j. Si limiter et contrôler cette consommation est complexe et s’il est vrai que décrypter la liste des additifs sucrés sur un emballage relève du grand art, certaines alternatives sont moins néfastes pour la santé comme utiliser le miel ou le sirop d’érable, le rapadura ou encore le sucre de coco, et privilégier le fait-maison.

DES SODAS ET JUS TAXÉS

Créée en 2013 et réactualisée le 1e juillet 2018, la taxe soda est perçue sur les boissons non alcoolisées contenant des sucres ajoutés (3,03 €/h1 avec une taxation progressive selon le pourcentage de sucre/hl— reversé au régime général d’assurance maladie et au secteur agricole) avec deux objectifs : orienter le consommateur vers d’autres types de boissons et inciter les industriels à diminuer les taux de sucre dans les sodas et jus. Son impact serait positif selon une étude britannique (Berardi, Sevestre,Tepaut,Vigneron, 2012).


Isabelle Guardolia -revue « Valeurs Mutualistes » N° 317