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Après la lecture de l’entrefilet qui suit, il ne sera pas question de dédouaner Carlos Ghosn pour autant, juste s’étonner des 2 poids 2 mesures de la justice japonaise… MC

C’est l’arroseur arrosé : Hiroto Saikawa, directeur général de Nissan et tombeur de Carlos Ghosn, a été viré à son tour.

Pardon : a été gentiment contraint de « démissionner » après qu’un proche de Ghosn a révélé qu’il avait lui aussi tapé dans la caisse, se faisant verser pour 815.000 euros de plus-values indues.

Une différence, quand même, avec le patron français et son bras droit, Greg Kelly : Saikawa n’est pas inquiété par la justice japonaise dans cette affaire de malversation.

Pas plus que six autres « anciens directeurs » de Nissan qui ont, eux aussi, bénéficié de la combine, selon un rapport d’audit interne présenté au conseil d’administration le 9 septembre. De même que Saikawa, dont il a été établi qu’il ne pouvait pas ignorer les turpitudes de Ghosn (300 millions au total, selon le même rapport), n’a jamais été mis en cause par le parquet de Tokyo.

Il faut dire qu’il n’a pas le mauvais goût d’être étranger et lié à Renault, dont Nissan veut se débarrasser.


Article non signé. Le Canard enchaîné. 11/09/2019