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Un article de Médiapart consacré à l’affaire Ferrand et plus largement à tous les inculpés de fraudes, malversations, emplois fictifs, etc. en justice, appartenant à la plupart des partis politiques – anciens comme nouveau – (à l’exception peut-être d’élus du PCF) ; nous interpelle dans la mesure où dénoncer est une bonne chose, mais donner des solutions en est une autre.

En prenant connaissance de cet article, bon nombre de lecteurs seront de ce fait initiés et pas moins outrés des agissements, détournements des élus. Ils pourront avoir le sentiment que toute cette clique siégeant à l’Assemblée nationale (comme au Sénat) abusent de leurs prérogatives se croyant au-dessus des lois et par la même confortent la défiance des électeurs envers eux et multiplient l’abstention lors des interrogations électorales.

Malheureusement ces exemples négatifs ne sont pas exclusifs à ce corps d’élus mais se retrouvent aussi, (a priori à des degrés moindres), chez les conseillers parlementaires, régionaux, territoriaux, intercommunaux, président de syndicats divers (l’électricité, eau, PNR, etc.) voir certains maires de communes

En un mot comme en cent ; il serait extrêmement facile d’englober tous les élus comme étant des pourris ou futurs pourris.

Alors que faut-il faire, se taire n’est certainement pas la solution, dénoncer et voir la justice bafouée (ou se bafouée) n’en est pas plus une. Désavouer les institutions et laisser chacun faire sa loi dans son coin avaliseraient de fait ou une dictature, l’excellent orateur, où le caïdat, la pègre a des règnent encore plus despotiques, catastrophiques.

Peut-être que la solution consisterait à obliger la population à s’engager (referendum ?) dans le choix de la gestion financière de l’État, l’élaboration des lois, des accords commerciaux, de la vie civile, l’éducation, la santé, etc.

Quoi qu’il en soit, voilà un extrait ci-dessous de l’article de Médiapart pour vous permettre de juger ce qui a déclenché nos observations ci-dessus. MC


Affaire Ferrand: l’embarras d’une grande partie de l’opposition

Article signé de  Lucie Delaporte, Pauline Graulle et Marine Turchi. Source (Extrait très partiel)


Après la mise en examen du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, pour « prise illégale d’intérêts » dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, plusieurs partis d’opposition, eux-mêmes touchés par des affaires financières, se montrent embarrassés et se refusent à demander sa démission. Seules quelques voix, […], ont demandé la démission du quatrième personnage de l’État.

  • La France insoumise

Jean-Luc Mélenchon, en pleine bataille de l’opinion pour faire de son propre procès en correctionnelle (cinq autres “insoumis” passeront aussi devant les juges), les 19 et 20 septembre, un « procès politique », a refusé de demander la démission du président de l’Assemblée nationale. […]

  • Le Rassemblement national

[…] Marine Le Pen est restée muette sur le sujet. Son parti n’a pas demandé la démission de Richard Ferrand. S’il estime que La République en marche se retrouve « en pleine contradiction » avec des « leçons données à la terre entière », le Rassemblement national n’entend pas demander le départ du président de l’Assemblée. […]

  • Les Républicains

Les Républicains ne sont pas nombreux à monter au créneau. Interrogée sur le sujet sur RFI, la porte-parole du parti, Lydia Guirous, s’est montrée très prudente. Si elle a jugé que « sa position (allait) être très difficilement tenable sur le court terme (R Ferrand) », c’est pour immédiatement préciser qu’il fallait respecter « la présomption d’innocence avant tout ». […]

[…] L’affaire Fillon et les attaques contre une « justice politique » de l’ancien candidat à la présidentielle invitent sans doute à la prudence une droite qui avait repris en chœur ses arguments. […] Éric Woerth, qui dirige la commission des finances et qui est mis en examen pour « complicité de financement illégal de campagne » dans le cadre de l’affaire libyenne. […] Sans oublier bien évidemment toutes les affaires tournant autour de Nicolas Sarkozy

  • Le Parti socialiste

Même si plusieurs élus PS (ou Ex) sont ou ont ete épinglés par la justice] Olivier Faure, premier secrétaire de ce Parti a demandé sur Twitter la démission de Richard Ferrand, en précisant que la mise en examen « ne sign[ait] pas la culpabilité […]. Le député PS des Landes Boris Vallaud […] plaide […] pour que la jurisprudence issue des pratiques gouvernementales – un ministre mis en examen doit démissionner – soit appliquée au président de l’Assemblée nationale pour « protéger l’institution et restaurer la confiance ».

  • LR-EM, et le Modem

En dehors de l’affaire Richard Ferrand rappelons-nous de toutes les affaires des néo élus LR – EM comme des « vassaux » transfert du PS ou de LR notamment les François Bayrou. Mais n’oublions pas non plus toutes les affaires autour de la présidence telle que celle de Benalla.


La lecture de cet extrait d’article (mais l’article entier est encore plus explicite), apporte le sentiment d’une société pourrie par ses élus.

Pourtant, même trop nombreux, ces élus et édiles malfrats, ne représentent qu’une partie infime de la société française.

La société française, n’est pas et ne se sent pas gangrenée par toutes ses affaires juridico-financières. Elle ne demande que l’équité de traitement dans ses droits et devoirs, fiscalement et juridiquement ainsi qu’obtenir le respect et l’intégrité pour chacun de ces résidents. MC