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Les directions de ces entreprises jonglent avec les fiscalités nationales, exportant leurs profits vers des pays aux législations laxistes.

Ils nous vendraient l’enfer pour des vacances tropicales !

  • Le patronat des plateformes a tenu colloque pour vanter les nouvelles figures du travail qu’il impose, des emplois sans droits, sans garanties sociales et sans cotisations sociales ou presque.
  • Les salariés, baptisés autoentrepreneurs, perdent chez Uber, Deliveroo et autres, le bénéfice des conquis sociaux qui limitent l’arbitraire patronal.
  • Les directions de ces entreprises jonglent avec les fiscalités nationales, exportant leurs profits vers des pays aux législations laxistes.
  • Airbnb ne paie que 150 000 euros d’impôts en 2018 dans notre pays !
  • Uber, dont le chiffre d’affaires en France est estimé entre 200 et 250 millions d’euros, ne paierait qu’autour de 1,5 million, ayant expédié l’essentiel vers sa filiale néerlandaise, puis vers un paradis fiscal comme les Bermudes.

Le jeu de bonneteau ne fait guère réagir les autorités.

Le gouvernement fait mieux puisqu’il a, dans la loi LOM, autorisé la transformation des salariés en autoentrepreneurs. Une bénédiction du laisser-faire et du laisser-exploiter.

Du côté des dirigeants des plateformes, on regarde avec gourmandise les efforts publicitaires des élus LR-EM pour présenter le retour à des formes d’emploi archaïques comme le comble de la modernité et l’amorce d’un nouveau monde.

N’ont-ils pas répondu à de nouveaux besoins ? Ne sont-ils pas parvenus à écraser des travailleurs sous l’appétit de consommateurs ? L’opinion s’est d’abord laissé séduire, c’est vrai. La promesse paraissait alléchante.

Aujourd’hui, si les clients sont nombreux, les citoyens sont de plus en plus réticents.

Les livreurs à vélo ou en scooter, d’abord isolés par leur travail et leur statut, se sont regroupés en partageant leur désappointement et leurs colères. Les tentatives de sabrer encore dans leurs faibles rémunérations se sont heurtées à des grèves et à des appels au boycott des plateformes. 

Tromper une fois est aisé, deux fois…


Patrick Apel-Muller. Éditorial du quotidien l’humanité. Source


Voir aussi ce qu’en dit Médiapart – LIEN