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Tant qu’à faire, autant profiter…

A l’issue du G7 de Biarritz,Trump a annoncé tout à trac son intention d’héberger la prochaine réunion du G7 dans l’un de ses clubs de golf de Floride, le Doral.

Selon le « Washington Post » (26/8), c’est l’établissement qui lui rapportait jadis le plus et dont les bénéfices auraient chuté de 70 % depuis son élection… Et le quotidien de s’inquiéter de l’éventuel détournement de millions de dollars d’argent public, américain ou étranger, au profit du milliardaire, à l’occasion d’un G7 qui amènerait des centaines d’hôtes.

Le journal, qui décrit le Doral comme « un club de golf situé au milieu de mornes parkings de bureaux près de l’aéroport de Miami », ironise : « Trump a vanté ce site comme s’il essayait d’attirer une convention de dermatologues », en insistant justement sur ses « vastes possibilités en matière de parkings (…). Comme si les dirigeants du monde perdaient habituellement du temps dans les sommets à tourner pour se garer… »

Et de rappeler un cuisant précédent : « En 2016, le Doral a été poursuivi en justice par un ancien client, Éric Linder, arguant qu’il avait été piqué à de nombreuses reprises par des punaises de lit alors qu’il séjournait dans une villa de luxe [du domaine]. » La « Trump Organization » a démenti en bloc mais a conclu un accord financier pour qu’il abandonne sa plainte…

C’est peut-être une technique de Trump façon marchand de sommeil : faire dormir les dirigeants étrangers sur des nids de punaises… afin d’attendrir la viande et d’emporter le morceau dans la négo ?

La diplomatie de la punaise a de l’avenir !


D. F. Le Canard enchaîné. 28/08/2019