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Le gouvernement avec un tel déploiement de 13.200 policiers et gendarmes dans et dans les alentours de Biarritz, ne chercherait-il pas à espérer/souhaiter des violences inhabituelles pour faire le buzz pour cacher le peu d’importance qu’apportera cette réunion des G7 et d’une certaine manière « glorifier » un Macron avant la vraie rentrée jalonnée qui s’annonce difficile pour l’exécutif avec ses lois toutes plus indigestes les unes que les autres et dans l’objectif des municipales ?. MC

 [… ]. Avec l’organisation de la surveillance de ce G7, Christophe Castaner joue gros, [peut-être sa dernière carte en tant que ministre de l’intérieur]. [C’est sans aucun doute la raison de sa sortie lorsqu’il s’est rendu en personne mardi dernier à Biarritz pour inspecter le dispositif de sécurité [prévenant ses troupes et les médias présents (bien évidemment) d’une de ses mises en garde/défi] « Nous ne tolérerons aucun débordement. S’ils surviennent, nous y répondrons », a-t-il lancé.

Sauf que l’homme est sur la sellette.

Dix mois après  sa nomination au forcing Place Beauvau , poste dont il rêvait depuis longtemps, le successeur de Gérard Collomb est fragilisé après plusieurs polémiques.

Il y a eu d’abord la vidéo le montrant faire la fête dans une boîte de nuit parisienne, alors que les tensions sociales étaient encore vives.

Puis sa fausse accusation contre des « gilets jaunes » qui auraient tenté « d’attaquer » l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris le 1er mai .

Il a été aussi accusé de nier les violences policières contre les manifestants. 

Mercredi soir, Emmanuel Macron a déclaré qu’il fallait « repenser certaines méthodes » de la police. Un « nouveau schéma de maintien de l’ordre » est à l’étude Place Beauvau.

Sous tutelle de Matignon ?

Enfin, la gestion de la douloureuse affaire de la mort de Steve Maia Caniço à Nantes, après une charge de la police lors de la fête de la musique, lui est reprochée. Alors que les oppositions demandaient sa démission, Édouard Philippe a dû monter au créneau pour défendre son ministre et renouveler sa « confiance », tout en donnant l’impression de le mettre sous tutelle.

[…]

Du côté de l’exécutif, on évacue le sujet Castaner et toute idée de test. « Le Premier ministre ne teste pas ses ministres. Le G7 doit être réussi et tout le monde est sous pression », estime un proche d’Édouard Philippe.

Dans le dispositif d’Emmanuel Macron, Christophe Castaner n’est pas un ministre comme les autres, compte tenu de sa proximité avec le chef de l’Etat, qu’il a soutenu au tout début de son aventure. « S’il part, il faudra lui trouver une porte de sortie honorable », estime un conseiller de l’exécutif. […]


Article réalisé d’après un écrit de Grégoire Poussielgu. Les Échos. Titre original : « G7 : Castaner, ministre sous surveillance ». Source (extrait)