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Même si les nouvelles sont fraîches, il nous semble qu’elles ont toujours l’air et la musique de : « de toute façon je me fous de votre G…. » (Figure) avec mes serviles ministres et député-e-s, nous ferons ce que nous voudrons. MC

[Mercredi 21 août 2019 c’est la rentrée du conseil des ministres ; sonnant] le final à trois semaines d’une trêve estivale plutôt calme pour le pouvoir, et au cours de laquelle Emmanuel Macron s’est fait volontairement discret, retranché derrière les murs du fort de Brégançon.

Emmanuel à Brégançon, s’est tenu éloigné de l’actualité et a raréfié ses sorties, soignant sa posture présidentielle.

Avec Philippe, son premier ministre, ils constatent une cote de popularité légèrement remontée cet été, confortées par leurs résultats sur le front du chômage, qui a encore baissé au deuxième trimestre, avec un taux de 8,5 %, le plus faible depuis dix ans.

Sur le plan politique, […], les fractures sociales et territoriales révélées par l’épisode des « gilets jaunes » sont loin d’être résorbées. La situation du pays, pétri de tensions et de frustrations accumulées, reste hautement inflammable. Enseignants (réforme du lycée), urgentistes (crise des urgences) ou encore agriculteurs (sécheresse, CETA…) ont fait part de leur mécontentement au cours des dernières semaines, parfois violemment. M. Macron l’a d’ailleurs reconnu : « Je ne crois pas du tout que ce qui, à un moment donné, a créé la colère sincère d’une partie de la population soit derrière nous. »

L’exécutif devra éviter la coagulation de ces mécontentements au moment où il s’apprête à lancer plusieurs chantiers très sensibles, dont la réforme des retraites et l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes.

Le gouvernement devra également convaincre de sa bonne foi en matière d’écologie.

Il devra en outre boucler un budget périlleux en dégageant d’indispensables économies pour compenser les baisses d’impôts de l’automne. […]

Désireux d’en finir avec le procès en arrogance, le chef de l’Etat a promis que le « temps II » du quinquennat serait placé sous l’égide du dialogue, notamment avec les corps intermédiaires, et de l’écoute des Français, son leitmotiv depuis le grand débat.

A sept mois d’élections municipales autrement plus périlleuses que les européennes pour un jeune parti sans ancrage local ni élus, le président n’a guère d’autre choix que de tenter de tenir ces promesses


Le Monde. Titre original : « Le périlleux « temps II » du quinquennat ». Source (bref extrait)