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Lorsque la justice guidée par les lobbys de l’électronique ferme les écoutilles aux récriminations fondées… MC

C’est une ribambelle de malades (457 exactement) que le tribunal de Nanterre a envoyé se faire soigner ailleurs, le 27 juin. Les plaignants, originaires de toute la France, avaient en commun de disposer chez eux d’un compteur électrique Linky.

Pour leur malheur (« Le Figaro », 27/7), puisque 23 rendaient responsable ledit compteur de leurs symptômes d’électro-hypersensibilité, 124 autres de leur hyperthyroïdie, 63 de leur diabète et 17 de leur épilepsie. Pas convaincu, le tribunal n’a vu aucun « lien de cause à effet entre leurs pathologies et le compteur Linky ».

Pour tout arranger, ces victimes de la technologie avaient choisi pour les défendre l’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage, laquelle n’avait pas la tâche facile : les risques du compteur sur la santé ont encore été jugés « très faibles » par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en 2017, puis en avril 2019 par l’Académie des technologies, placée sous la tutelle du ministère de la Recherche.

Ce qui n’avait pas empêché, le 31 juillet, le tribunal de grande instance de Tours de donner raison (en référé) à 14 anti-Linky qui se plaignaient des effets nuisibles des ondes du compteur, leur accordant même le droit d’en refuser l’installation chez eux.

Il est urgent que juges et scientifiques se parlent.


Article signé des initiales H. M. – Le Canard enchaîné – 07/08/2019