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Partout en France, les élus ruraux ne décolèrent pas au sujet de l’insuffisance de transports publics.

Leurs langues se délient, confirmant ainsi les conclusions d’une étude menée par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST).

Elle montre que pour rejoindre les grands centres urbains, dans un rayon de 50 kilomètres, les habitants des territoires ruraux n’ont bien souvent d’autres choix que de prendre leur véhicule personnel à cause d’un maillage insuffisant de cars et de trains… quand ils existent.

Un exemple parmi tant d’autres…

«Nous n’avons aucune offre de transports publics pour aller dans la ville la plus proche, Fougères, située pourtant à moins de 20 kilomètres de ma commune, constate Louis Pautrel, maire de Ferré, 690 habitants à la frontière de la Manche, en Bretagne. Quant à la gare la mieux connectée, celle de Rennes, elle est à 67 kilomètres. Un car existe bien pour y aller depuis Fougères mais il met presque trois fois plus de temps que la voiture», ajoute le vice-président national de l’AMRF (Association des maires ruraux de France), qui déplore le manque de coordination entre départements et régions.

Le même élu présent à la Conférence sociale post « gilets jaunes » à Matignon le 6 mai 2019 en présence d’Édouard Philippe, demande à l’État « d’arrêter de concentrer les services publics et les activités économiques autour des grandes métropoles. Il faut un rééquilibrage territorial avec des politiques de différenciation en faveur des territoires les plus isolés ».

[…]

« La SNCF a fermé progressivement les lignes secondaires et je dois prendre mon automobile pour aller à la gare la plus proche, Besançon, à 50 km de chez moi », explique Jean-Paul Carteret, président des maires ruraux du département de la Haute-Saône et maire (PS) […]


Eric de La Chesnais. Le Figaro. Titre original : « Transports collectifs: la colère des élus ruraux ». Source (Extrait)