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Le gouvernement français a suivi l’avis de la Haute autorité de santé (HAS) et a annoncé la fin du remboursement de l’homéopathie d’ici à 2021. 

Pour la presse étrangère, la décision représente davantage un choix économique. “À l’heure actuelle, un Français peut entrer dans une pharmacie avec une ordonnance et acheter un tube de granules d’arnica (indiqué pour traiter les contusions) ou n’importe quelle autre préparation homéopathique parmi le millier qui existe, il ne lui en coûtera que 1,60 euro”, raconte Bloomberg. […]

Un débat européen

 […]Au sein de la communauté médicale en effet, la question de l’efficacité de l’homéopathie fait débat depuis plusieurs années.Et ce, pas qu’en France. “Le vent a tourné contre l’homéopathie dans d’autres pays d’Europe, notamment en Espagne et au Royaume-Uni où, en 2017, le NHS (le système public de santé) a demandé aux médecins de ne plus prescrire de remèdes homéopathiques, ceux-ci étant considérés ‘au mieux comme des placebos’.” La décision française “devrait aussi relancer le débat en Allemagne”, indique la FAZ.

L’homéopathie ne pèse pas lourd

Mais pour le quotidien, cette décision est davantage une question d’argent : “Le système français de sécurité sociale est sous pression, la ministre de la Santé est obligée de réaliser des économies.

Côté chiffres, “La part des remèdes homéopathiques représentent chaque année près de 130 millions d’euros pour la sécurité sociale qui rembourse au total de 19,9 milliards d’euros pour l’ensemble des médicaments ”, informe The Guardian. […]

Un enjeu économique

Autre point à prendre en compte selon la FAZ, celui de l’accès aux soins pour les patients : “Les défenseurs de l’homéopathie ne sont pas seulement convaincus de son efficacité, ils mettent en avant ses prix abordables.

En effet, “privés d’homéopathie, les patients en reviendraient à des médicaments plus coûteux, arguent-ils”. D’autant qu’ils sont nombreux : d’après une étude publiée en janvier, “72 % des Français pensent que l’homéopathie présente des avantages pour la santé”, tient encore à rappeler The Guardian. […]


Audrey Fisné. Courrier international. Source (extrait)