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Une litanie des fermetures d’entreprises françaises, hélas !

Après Général Electric à Belfort, retour à la case Whirlpool d’Amiens. Macron le sait, le second sujet est tout aussi explosif que le premier. Amiens, c’est son fief, mais aussi celui de François Ruffin. Entre les deux tours de la présidentielle, l’échange musclé du finaliste avec les salariés du fabricant américain de sèche-linge avait été ultra-médiatisé. Le matin même, Marine Le Pen s’était invitée sur le parking de l’usine. Chaude ambiance…

Deux ans plus tard, le sauvetage des Whirlpool peut être qualifié de « fiasco » (« Libération », 31/5). Le repreneur, WN, dirigé par Nicolas Decayeux, un notable local, promettait monts et merveilles.

La chocolaterie Trogneux, propriété de la famille de Brigitte Macron, a beau avoir participé à l’effort en s’offrant l’un des hits de la société WN (un casier réfrigéré électronique) cela n’a pas été suffisant. Le 3 juin, l’entreprise qui avait repris 162 des 282 ex-salariés de Whirlpool, a été placée en redressement judiciaire.

Alerte rouge à Bercy !

Le Président a demandé à ses plus fins limiers de lui dégoter de toute urgence un nouveau repreneur. Ageco Agencement (65 salariés, pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros), un fabricant de mobilier digitalisé destiné à la grande distribution, a manifesté son intérêt… partiel.

Le dépôt des candidatures a donc été reporté au 12 juillet.

Une très bonne date pour les annonces difficiles…


Article non signé. Le Canard Enchainé. 26/06/2019