LR-EM ou RN. Ni – Ni !

Cet article, est-il pour ou contre les deux organisations politiques nommées ? À lire cet article, chacun pourra exprimer un  doute sur cette analyse. Et surtout, ce que ne mentionne pas le journaliste est qu’il y a d’autres formations prêtes à relever les défis pour une société équitable et solidaire et pour en terminer, les prochaines élections sont municipales et non nationales. Ce n’est pas Macron ou sa « Macronie » qui sera maire de votre village ! MC

[…] … « la radicalité politique, nourrie de l’obsession du déclin et de la peur de l’autre, structure désormais une part de notre vie démocratique », a souligné le premier ministre. Ses contempteurs pourraient rétorquer que La République en marche (LRM) et Emmanuel Macron ont aussi contribué à la victoire du Rassemblement national (RN) en l’érigeant comme leur principal adversaire. « progressistes » contre « nationalistes » a été leur créneau de campagne.

Le chef de l’Etat a « choisi Marine Le Pen », selon le président du Sénat, Gérard Larcher, et entretiendrait ainsi « un jeu de rôle dangereux pour le pays ». A tel point qu’il commence même à inquiéter en Macronie.

Au soir du scrutin, certains membres de la majorité se réjouissaient pourtant de voir caracoler en tête LR-EM et RN, loin devant les vieilles gloires que représentent Les Républicains (LR) et le Parti socialiste. […]

Certes, Marine Le Pen trouve face à elle un chemin semé d’embûches, notamment politico-judiciaires. […] Mais l’ancrage de l’extrême droite dans le pays est bien réel. […] … « Ce qui fait peur, c’est la Marine Le Pen à 34 % en 2017 », ajoute un elu du LR-EM.

Et demain ? Dans un paysage marqué par la déliquescence de LR, plus rien ne semble impossible. « Quand Marion Maréchal va revenir dans le jeu, la poutre va bouger à droite. Elle va garder le socle RN et aura un pouvoir d’attraction à droite », craint-on à Matignon.

Un virage sur l’aile est donc préconisé par certains dirigeants de la majorité. « La stratégie du nous ou le chaos est dangereuse. N’entretenons pas l’idée que le RN est la seule alternative à notre action », met en garde Hugues Renson, député LR-EM de Paris. « Il n’est pas question de jouer aux apprentis sorciers », ajoute un stratège de la Macronie, pour qui le parti présidentiel doit envisager dès maintenant une stratégie de front républicain pour les municipales.

Signe que le danger est pris au sérieux jusqu’au plus haut sommet de l’État, Ismaël Emelien et David Amiel, deux anciens conseillers d’Emmanuel Macron à l’Elysée, ont signé dans Le Monde du 5 juin une tribune qui appelle à « sortir du duel entre populistes et progressistes ». Cet affrontement, estiment-ils, « ne peut constituer un état stable de notre vie démocratique, car toute opposition y a vocation à devenir alternance ». Une injonction paradoxale, alors que le chef de l’Etat a lui-même mis en scène cette opposition ? « Ce n’est pas créer un clivage que [de] constater [qu’]Emmanuel Macron n’a été qu’un accélérateur de la fracture de la gauche et de la droite, qui était largement préexistante à son arrivée au pouvoir. », défend M. Emelien […]

[…] Calmer les « peurs » qui « s’expriment depuis des années dans le débat public », pour reprendre l’expression d’Édouard Philippe, qui a évoqué, lors de son discours de politique générale, l’immigration, l’insécurité et la lutte contre l’« islamisme ».

  • Voilà pour le versant droit de la montagne. « Je ne veux plus qu’en Europe nous considérions que le sujet de l’ajustement économique et financier et de la dette prévaut sur les droits sociaux parce qu’à ce moment-là on nourrit les extrêmes », a déclaré pour sa part Emmanuel Macron à Genève, le 11 juin.
  • Voilà pour le versant gauche. « Reconquérir les Français » Les élections municipales de mars 2020 constituent la première étape de cette offensive. « Nous voulons à travers ce scrutin reconquérir les Français attirés par le RN, qui se sentent relégués Nous choisirons des projets municipaux qui apporteront des réponses concrètes à leurs préoccupations quotidiennes : mobilité, pouvoir d’achat et éducation. », explique Stanislas Guerini. […]

Olivier Faye. Le Monde. Titre original : «La grande peur de LR-EM face au danger RN ». Source (extrait)


Une réflexion sur “LR-EM ou RN. Ni – Ni !

  1. jjbey 19/06/2019 / 23:26

    Sortir de la bipolarité LREM / RN passe par une gauche active, soudée sur l’essentiel et loyale.
    Le chemin ne peut se faire en un seul jour, mais il est possible dès les municipales autour de programmes locaux qui seront les premiers ciments de cet élan.

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