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Le métier de journaliste de conviction, ça n’est pas de tout repos !

Les penseurs et analystes du « Figaro » se livrent à un douloureux exercice d’autoflagellation depuis que leur favori aux élections européennes, le candidat LR François-Xavier Bellamy, s’est ramassé une gamelle historique (8,5 % des suffrages).

Après avoir encensé pendant des semaines ce « nouveau talent », salué l’ « effet Bellamy » et tambouriné à la une : « La droite est de retour », le directeur de la rédaction du « Figaro Magazine » a publié son méa culpa (31/5).

Constatant la victoire de Macron et de Le Pen, Guillaume Roquette écrit : « On a pu croire, au cours de cette campagne européenne, et ce fut le cas ici même, que la droite du Trocadéro pouvait venir troubler ce duel avec à sa tête une personnalité aussi convain­cante que François-Xavier Bellamy, mais ce fut à l’évidence une erreur. »


Ce que le directeur de rédaction du Figaro, notamment du « Figaro Mag », ne dit pas c’est que, très souvent leurs scribouillards agissant le plus souvent sur ordre (mais pas que), entendent dans leurs écrits, promouvoir une société droitière aux relents paternalistes façon années de 1900-1955-60, personnages pourtant dépasser qu’ils sont dans leur confortable « costume trois pièces–cravate-belle gueule-belles pompes-messe le dimanche et denier du culte » d’un autre temps, aux profits de foutraques ultralibéraux (réac jusqu’au bout de la chaussure, anti tout d’abord), qu’incarnent de sombres et dangereux personnages de l’extrême droite … rappelant eux aussi un autre temps, hélas si sombre, qu’il faudrait éviter de revoir en dirigeant d’état ! MC


Article non signé. Le Canard enchaîné. 05/06/2019