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À quoi joue l’hebdomadaire « Le Point » ?

Un coup il encense la Macronie, un coup il laisse filtrer des analyses assassines laissant à penser que le locataire élyséen est dans l’incapacité de gérer la France.

Ni l’une, ni l’autre de ses versions ne résistent aux constats terre-à-terre que font les salariés et retraités, face aux taxes et augmentations diverses qui, pour l’ensemble des français est bien en récession malgré toutes les communications censées prouver l’élévation du niveau de vie moyen des Français. Vous noterez d’ailleurs qu’il est très facile d’annoncer l’élévation des revenus du niveau moyen lorsque dans le calcul, est inclut les nombreux milliardaires. MC


Il est aujourd’hui apparu en France une forte demande de l’opinion pour qu’il y ait une hausse significative du pouvoir d’achat, soit sous la forme de hausse de salaires, soit sous la forme de baisse des impôts. […] il n’y a pas de marge de manœuvre aujourd’hui pour accroître les bas salaires ou les salaires plus élevés, comme ceux de l’industrie en France.

Pour contourner cette difficulté, on peut, comme l’a déjà fait Emmanuel Macron, utiliser les déficits publics (le déficit public de la France sera de 3,2 % du PIB probablement en 2019, contre 2,5 % en 2018) pour accroître les transferts aux ménages à bas revenus (hausse de la prime d’activité) et baisser les impôts des ménages (taxe d’habitation, taxation des heures supplémentaires, cotisations sociales). La limite est alors le déficit public et la dette publique acceptables.

Le problème est que la croissance potentielle de la France est devenue très faible, autour de 0,9 % par an en volume et donc environ 2 % en valeur. Ceci implique que le taux d’endettement public de la France augmente dès que le déficit public dépasse 2 % du PIB : il n’y a pas non plus de marge de manœuvre budgétaire.

Le problème de l’immobilier

Il reste enfin la question importante des prix de l’immobilier. De 2002 à aujourd’hui, les prix de l’immobilier résidentiel ont augmenté en France de 40 % de plus que le salaire par tête. Ceci constitue un prélèvement considérable sur le revenu des Français qui doivent acheter ou louer un logement, et contribue fortement à la perception de recul du pouvoir d’achat.

Mais que faire ? Pour faire baisser progressivement les prix de l’immobilier, la seule solution est de construire davantage, et, en 2019, la construction résidentielle au contraire recule.

On voit bien au total que, à court terme, on ne peut pas en France augmenter les salaires, qu’il s’agisse des salaires faibles des services domestiques ou des salaires plus élevés de l’industrie, accroître encore plus le déficit public ou faire baisser les prix de l’immobilier.

La seule solution est d’enclencher un plan de moyen terme d’amélioration du pouvoir d’achat ; ce plan part de l’amélioration des compétences de la population active (faibles en France, qui est classée 21e sur 28 par l’OCDE pour les compétences), d’où une hausse du taux d’emploi (de la proportion de la population en âge de travailler, qui a un emploi, très corrélée aux compétences), d’où une hausse de la production et des recettes fiscales, ce qui dégage une marge de manœuvre budgétaire et aussi une marge de manœuvre salariale puisque la productivité est corrélée aux compétences. […]


Patrick Artus. Lepoint.fr. Titre original de : « Pourquoi le pouvoir d’achat des Français n’augmentera pas ». Source (extrait)


Un avis comme un autre …

Voilà bien un type d’article qui laisse à penser l’éternel : « Yaka… » ou encore « Faut qu’on … ».

Cet article ne donne aucune solution dans la mesure où (par exemple), n’est pas dit qui formera, comment, dans quel établissement, qui réglera la formation, la construction ou l’entretien des établissements, la formation des professeurs, autant de questions laissées pour le moment sans réponse.

C’est le genre d’article doit vous amener à penser qu’il est impossible d’augmenter le pouvoir d’achat alors que rappelons le, le code du travail a été réécrit pour que les salariés soient les plus corvéables possibles, les plus précarisés, les moins rémunérés, selon les besoins d’un patronat avide avant tout de théoriser leur pécule à la bourse plutôt que d’investir dans l’équipement autant humain que matériels.

Si nous avons tenu à présenter cet article ce n’est pas pour démontrer qu’il n’y a rien à faire mais bien pour au contraire pour dénoncer que la communication gouvernementale ne fait que jeter de la poudre aux yeux de ceux qui s’y laisse prendre. MC