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Non Madame-Monsieur, lectrice-lecteur de ce blog, cet article n’est pas issu d’un syndicat, ni d’un parti politique connu pour défendre les ouvriers, ni trouver dans le journal l’« humanité » mais bien dans le journal « Les Échos » absolument pas réputé pour promouvoir une candidature portant la voix des ouvriers dans une assemblée fusse-t-elle européenne.

Dans la multitude des candidatures (34), peu sont perceptibles, ont un programme présentant de réelles avancées au niveau de la construction et l’épanouissement d’une l’Europe sociale, plus équitable. Alors que bon nombre de personnes disait le parti communiste moribond, il semble bien que la tête de liste Ian Brossat, tire les marrons du feu, réussissant une percée, absolument pas attendu par les pseudos éditorialistes–politologues attaché aux médias et discréditer volontairement dans les sondages prêts électoraux. MC

[…] [Ian Brossat, la tête de liste des communistes aux européennes] a défendu (lors de l’émission « Le Grand Rendez-vous » Europe 1 – CNews – « Les Echos ») la légitimité de son parti à Strasbourg, où le PC a toujours tenu une position constante pour une Europe plus sociale.

« Nous n’avons voté aucun des traités ultralibéraux européens », a-t-il rappelé, dénonçant cet ADN responsable des 87 millions de pauvres sur le continent. Pour Ian Brossat, il faut profiter de la crise existentielle que traverse l’Europe pour la transformer : « Soit elle change, soit elle disparaîtra ».

[…] … la tête de liste revendique 50 % de ses colistiers ouvriers ou employés : « Leur voix doit être entendue dans un parlement rempli de lobbyistes. »

Concrètement, le candidat (extrait) :

  • Tout mettre en œuvre pour augmenter le SMIC, avec l’actuel « on ne peut pas vivre dignement », tout en reconnaissant que seuls les grands groupes pourraient encaisser ce choc.
  • Il plaide pour réorienter les aides publiques vers les PME, pointant les dizaines de millions d’euros touchés par des groupes comme Google ou Ford.
  • Interrogé sur les mauvais sondages de sa candidature, sous les 5 %, et le risque d’une disparition des députés de son camp à Strasbourg, Ian Brossat se prononce sur une surprise. Et même « la surprise des élections ».
  •  […] … Ian Brossat se félicite du projet de référendum d’initiative partagée sur la privatisation d’ADP. Il promet de participer à la mobilisation générale pour obtenir le nombre nécessaire de signatures des Français.
  • Le candidat déplore, par ailleurs, le projet de loi sur la fonction publique, « un alignement par le bas »

Mathieu Quiret. Les Echos. Source (extrait)