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La cellule communication de l’Élysée et Christophe Castaner ont-ils donné des ordres aux policiers ? Non affirmeront ils « les yeux dans les yeux » et pourtant les faits sont là, les témoignages se multiplient. MC

Ils n’y vont pas de main morte, les flics, quand ils foncent dans le tas lors des manifs de gilets jaunes. Et les journalistes vont bientôt figurer au premier rang des métiers touchés.

Derniers exploits en date :

le 20 avril à Toulouse,

deux confrères sont atteints par une grenade de « désencerclement ».

à Paris,

  • un photographe de l’Agence France-Presse a pris un coup et une « lacrymo » dans les jambes,
  • la chaussure d’une vidéaste de la même maison a pris feu au contact d’une grenade «désencerclement».

« On commence à se poser des questions : est-ce qu’il n’y a pas une volonté déterminée d’intimider notamment les photographes sur le terrain ? On a l’impression que certains sont ciblés, s’inquiète le Syndicat national des journalistes. On est sur une pente très dangereuse, c’est la liberté d’informer qui est menacée. »

Au vu de la multiplication des dérapages, poser la question, c’est y répondre…


Article non signé paru dans le « Canard enchaîné » du 27/04/2019