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Depuis près de deux ans, sans faire l’unanimité, [J.M. Blanquer a distribué quelques] gages sociaux (la division du nombre d’élèves par deux dans les classes de CP et de CE1) et des symboles chers au cœur de la droite (un drapeau tricolore dans chaque classe), il avait jusqu’à il y a peu semblé slalomer aisément, flattant les uns sans fâcher les autres.

Assez unanimement, la presse politique le décrit comme « pragmatique » et adhère à la personnalité de cet homme tranquille qui affirme sa volonté de réformes, sans nier une forme de nostalgie pour l’école de Jules Ferry.

Dans les sondages, sans faire partie des personnalités les plus connues, il satisfait tout particulièrement les électeurs de droite et du centre. […]

La réforme du baccalauréat qui chamboule le lycée de fond en comble ne parvient à réveiller que momentanément la fièvre lycéenne cet hiver. Pas plus que les suppressions de postes annoncées cette année.

[Pas plus que les parents d’élèves que leur progéniture ne se sont satisfaits et se satisferont demain, du système « parcoursup », sélectionnant une élite (rarement issue de la classe ouvrière), pourvoyeur des lycées techniques publics (mais également sans vergogne en direction d’établissements privés plus ou moins gérés par des entreprises privées en sous-main). MC]

C’est autour de sa loi, pour une « école de la confiance » qu’ils se mobilisent.

Ce sont paradoxalement les professeurs de l’école primaire, plutôt choyés par Macron, qui crient leur mécontentement ces dernières semaines.

Ils ne supportent pas ce qu’ils voient, dans cette loi, comme une attaque portée au statut du directeur d’école. […]

 […] …il est vrai que son arrivée Rue de Grenelle a fortement déplu dans une partie du milieu enseignant, majoritairement à gauche [rappelons que l’article est paru dans le Figaro, organe de presse pas spécialement favorable à tout ce qui vient d’une « gauche politique », décoche une position reflex afin de trouver de pseudos fautifs. MC].

[…] De nombreux syndicats d’enseignants, perçoivent
[J.M. Blanquer] comme un technocrate de la Rue de Grenelle, […]. Il est perçu comme l’artisan des suppressions de postes de professeurs à l’époque de Nicolas Sarkozy. […]


Marie Estelle Pech. Le Figaro. Titre original : « Zone de turbulences pour le « chouchou» du gouvernement ». Source (extrait)