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Par la volonté gouvernementale, des faits-événements vont se bousculer entre ce mois d’avril et fin mai 2019, pourtant personne ose en parler dans les médias.

Cette situation archi voulut, cache le désarroi d’un Macron aux abois et surtout ne trouvant aucune solution pour sortir du guêpier qu’il a lui-même organisé au niveau du grand débat d’une part et d’autre avec la volonté de faire croire qu’il n’y a que deux options en présence pour l’élection des députés européens.

Il est quand même étonnant que les médias s’ingénient à disserter sur la présence et formation des gilets jaunes, des dérives que cela engendre dans un soi-disant manque à gagner des commerçants exerçant sur le passage, des dégâts provoqués par des éléments douteux, des voyagent macronesque, de sortir moult faits divers et les monter en épingle, tout en oubliant volontairement d’engager les débats autour de l’avenir de l’union européenne, et du choix qu’il est possible de faire dans les programmes de chacun des partis politiques se présentant à cette élection. Quant aux résultats du grand débat, désolé mais nous ne nous faisons aucune illusion. MC

Il en faut plus pour ébranler Ian Brossat, tête de liste du PCF pour les élections européennes du 26 mai 2019.

La tête de liste communiste pour les élections européennes du 26 mai n’en démord pas : oui, il a raison de se présenter. Non, il n’abandonnera pas, malgré l’éclatement de la gauche et les mauvais sondages qui le créditent au mieux d’environ 3 % des intentions de vote.

« On continuera et on ira jusqu’au bout », résume l’adjoint à la mairie de Paris chargé du logement, âgé de 38 ans. Il explique : « On est dans une stratégie de moyen terme pour que le PCF retrouve sa place. On prendra le temps qu’il faudra mais l’élection européenne est une étape. »

A l’écouter, le financement n’est même pas un problème : « On a les moyens. Ce sont les fédérations qui prêtent de l’argent. » […] …même si les vents ne sont pas favorables, pas question de faire machine arrière.

[…] « Le Parti communiste et la gauche doivent représenter la France populaire, pas que celle des centres-villes », dit encore M. Brossat, s’adressant, sans le nommer, à son ancien camarade de prépa à Henri-IV, Raphaël Glucksmann, qui mène la liste d’alliance entre le Parti socialiste et Place publique. […]

Les communistes ne font pas les choses à la légère. Le calendrier de campagne est bien chargé avec une quarantaine de meetings jusqu’à l’élection. Ils se targuent également d’avoir la seule liste composée pour moitié d’ouvriers et d’employés. Pour le prouver, ils mettent en avant leur numéro 2, Marie-Hélène Bourlard. A 61 ans, cette communiste et militante CGT est connue du public puisqu’elle apparaît dans le documentaire césarisé de François Ruffin, Merci Patron !

M. Brossat n’oublie pas non plus les nouvelles formes de militantisme. Très présent sur les réseaux sociaux, il a réussi à faire plier France 2 − à grand renfort de tweets et de vidéos partagées − pour être invité au grand débat du 4 avril entre les principales têtes de liste. Pour mesurer son « exploit », il faut se rappeler que Benoît Hamon, ancien candidat à la présidentielle, n’est toujours pas invité par le service public pour ce grand rendez-vous, malgré ses nombreuses et véhémentes protestations.


Abel Mestre, Le Monde. Titre original : « Au plus bas dans les sondages, les communistes candidats malgré tout ». Source (extrait)