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[En faisant croire à l’immense masse des salariés qu’ils ne  pourront toucher une retraite à peu près décente, compte tenu de la démographie, s’ils ne travaillent pas plus longtemps … (d’ailleurs regarder ce qui se passe dans les autres états de l’union européenne ou certains états vont jusqu’à exiger de travailler jusqu’à 67 ans, en présentant de nombreux de graphiques sans aucun repère de valeur, diffusé par les différents médias) – MC].

[Sont largement oubliée plusieurs choses dont la première et pas des moindres, est que la branche retraite est excédentaire (je dis bien la branche retraite) et d’autre part en forçant les seniors à travailler jusqu’à 63, 65 ou 67 ans et pourquoi pas au-delà dans l’avenir (déjà sont diffusés par les médias des reportages sur des personnes âgées qui bien que largement en âge d’être à la retraite, sont obligés d’accepter des petits boulots en complément). Ces reportages ne sont que des incitations à toujours travaillé plus … comme si c’était normal de travailler à cet âge-là, alors que la cause première, est le ridicule montant des pensions de retraite attribué à certaines personnes, montant ne permettant de pas de vivre. MC]


Le journal « le Parisien » énumère sous la plume de Catherine Gasté, Daniel Rosenweg, dans un article au titre original : « Retraites : les 5 pistes explosives pour financer la dépendance » Lien (extrait)


1.

Allonger la durée de cotisation de 42 à 43 ans.

La réforme Touraine de 2014 sur les retraites prévoit à partir de 2020 d’allonger d’un trimestre tous les trois ans la durée de cotisation pour avoir des droits complets. Actuellement, il faut 41,5 ans de durée de cotisation pour prétendre à une retraite à taux plein. En 2020 il faudra 42 ans ; en 2026 : 42,5 ans… et ainsi de suite jusqu’en 2035 où la durée exigée sera de 43 ans.

  • Pour permettre de financer une partie de la dépendance, l’exécutif songerait à accélérer ce calendrier et ce dès 2021 sur la base de deux trimestres (au lieu d’un seul) tous les trois ans.
  • Le montant escompté dans les caisses de retraite est d’au moins 4 milliards d’euros de rentrées supplémentaires selon des estimations.
  • Une piste que Matignon semble avoir en tête depuis plusieurs semaines : c’est en effet l’un des thèmes abordé dans le questionnaire du grand débat page 6 pour financer les dépenses sociales : avec l’option « augmenter le temps de travail », « reculer l’âge de la retraite » ou « augmenter les impôts ».

2.

Reporter l’âge de départ à la retraite de 62 à 63 ans

La proposition a été faite en juillet dernier par deux sénateurs, René-Paul Savary (LR) et Jean-Marie Valenrenberghe (UC) « pour maintenir l’équilibre du système de retraite et financer le maintien de l’indexation des pensions ».

  • Or, le gouvernement reprend l’idée dans un autre but : financer la dépendance. Cette piste impopulaire d’une réforme dite « paramétrique » est toujours dans les cartons de l’exécutif. Il s’agirait, pour financer une partie de la dépendance, de passer progressivement de 62 à 63 ans entre 2020 et 2024, soit avant la date de mise en place du système de retraite universel par point actuellement en cours de discussion.
  • Selon une estimation, ce recul d’un an permettrait de dégager 2 milliards d’euros pour les premières générations concernées et à plus long terme autour de 5 milliards d’euros. Une somme qui pourrait être affectée à une caisse dépendance. […]

3.

Instaurer une deuxième journée de solidarité

La ministre de la Santé Agnès Buzyn l’avait évoqué il y a un an : « on pourrait imaginer avoir deux lundis de Pentecôte travaillés ». Et la piste est inscrite dans les 100 propositions faites par la République en Marche dans le cadre du grand débat national.

  • Instaurée en 2004 par Jean-Pierre Raffarin après la canicule meurtrière de 2003, cette journée de travail supplémentaire non payée rapporte aujourd’hui autour de 2,4 milliards par an de recettes pour la prise en charge des personnes âgées dépendantes.
  • À titre de comparaison, une deuxième journée de solidarité permettrait d’engranger autour de 30 milliards supplémentaires sur 15 ans. Pour rappel, cette contribution dite de solidarité autonomie est reversée par les entreprises (0,3 % de la masse salariale), à l’exception des indépendants et des artisans du secteur libéral qui en sont dispensés.
  • L’autre volet de ce financement comprend une cotisation additionnelle de solidarité autonomie (CASA) de 0,5 % (soit 749 millions en 2017) appliquée depuis 2013 à tous les retraités imposables.
  • L’exécutif pourrait la doubler pour la porter à 1 %, ce qui représenterait près de 800 millions d’euros supplémentaires, au risque une nouvelle fois de se mettre à dos les retraités. Le président de la République a jugé cette piste « intéressante », […]

4.

Prolonger la CRDS au-delà de 2024

De l’aveu d’un visiteur du soir de Dominique Libault, le président du Haut Conseil du financement de la protection sociale, « la CRDS, c’est sa piste privilégiée de financement de la dépendance ». Créée en 1996 pour résorber la dette de la Sécurité sociale, la Contribution à la réduction de la dette sociale est un impôt qui doit s’éteindre en 2024, lorsque la dette aura été totalement épongée.

  • Selon nos informations, un véritable bras de fer s’est engagé entre Matignon et Bercy d’un côté, et Dominique Libault de l’autre sur le recours à la CRDS pour financer la dépendance. L’idée est simple, elle consiste à ne pas supprimer la CRDS en 2024, mais à flécher son produit (9 milliards par an actuellement) vers la dépendance.
  • Avantage : la mesure est indolore pour les contribuables puisqu’elle ne crée pas de nouvel impôt. « Pas question de maintenir la CRDS », a fait savoir en coulisse Bercy qui y voit un mauvais message adressé aux Français qui ne supportent plus la pression fiscale.
  • Pour mieux dissuader Dominique Libault de retenir cette piste de financement, Matignon avance un argument massue : le respect des critères d’endettement prévus au traité de Maastricht. Un argument défendu (coïncidence ?) mardi soir par le député LREM Olivier Véran lors d’une réunion avec la Fédération nationale de la Mutualité française. […]

5.

Récupérer les futurs excédents de la Sécu

C’est une cagnotte qui pourrait permettre de financer la dépendance : le futur excédent de la Sécurité sociale. C’est l’une des pistes que Dominique Libault devrait explorer dans son rapport remis ce jeudi. Tous attendent notamment l’excédent que devait dégager à partir de 2020 l’Assurance maladie, dernière branche de la Sécu encore en déficit de 0,9 milliard d’euros en 2018. […]


Donc résumons, après avoir baissé les charges sociales patronales au nom du sempiternel coût du travail salarial trop cher en France (compétitivité des entreprises), ce qui a amené des pertes de rentrées financières pour toutes les branches de la sécurité sociale, dans le même temps l’augmentation de la ponction CSG sur les retraités diminuant leur pouvoir d’achat, la volonté de faire travailler plus longtemps l’ensemble du monde salarial, de pousser certains déjà retraités à accepter des jobs précarisés et peu payés bien au-delà de la limite légale fixée… autant de sauces qui attentent au pouvoir d’achat des retraités actuel et ceux en devenir. Quant à nos petits-enfants, par la faute de notre nombrilisme, individualisme, faute d’avoir laissé se déliter des avancées syndicales, ils auront beaucoup d’inquiétude à combattre s’ils ne veulent pas revenir aux conditions spartiates de travail d’une fin de XIXe où début du XXe siècle. MC