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Une courte déclaration depuis Matignon, mais un ton de circonstance et un espoir que les mesures annoncées seront efficaces. L’effacement d’un lampiste va-t-il résoudre les problèmes de la coordination des ordres gouvernementaux ?

Après la recrudescence des violences lors de l’acte 18 des « gilets jaunes » samedi dernier à Paris, qui ont donné lieu […] à des « dysfonctionnements » dans le maintien de l’ordre, Édouard Philippe, entouré de Christophe Castaner et Laurent Nunez (Intérieur), mais aussi de Nicole Belloubet (Justice), a présenté un nouvel arsenal de dispositions pour endiguer les dérives du mouvement.

Les lieux systématiquement concernés par les violences, à commencer par les Champs-Élysées à Paris, la place Pey-Berland à Bordeaux ou celle du Capitole à Toulouse seront interdites de manifestation aux « gilets jaunes » dès lors que les menaces de violences se feront jour.

[Sans doute après appel à Madame Soleil car comment intégrer cette dernière notion : dès lors que les menaces de violence se feront jour et la précision ci-après n’ajoute pas à la compréhension ? MC]

« Nous interdirons les manifestations se revendiquant des « gilets jaunes » dans les quartiers qui ont été les plus touchés, dès lors que nous aurons connaissance de la présence d’éléments ultras et de leur volonté de casser », a détaillé le Premier ministre.

[D’autant que de l’aveu même de l’oligarchie française, il y avait dans les classeurs entre 1.000 et 1.500 «Black Blocs» venues de différents pays européens notamment Allemagne Hollande Belgique ayant passé la frontière et donc à partir du moment où ces éléments sont signalés aux passages, pourquoi ne sont-ils pas arrêtés soit à la frontière soit à leur arrivée à Paris. Répondre d’abord à cette question avant de virer le lampion. MC]

Tout un éventail de mesures sera mis en place – recours à la vidéo, aux drones, aux produits marquants – et la tactique policière sera modifiée pour endiguer les violences. Ce dispositif a été décidé lors d’une réunion lundi matin à l’Élysée, en présence des ministres concernés et d’Emmanuel Macron. […]

[…] De son côté, l’opposition de droite dénonce encore le laxisme de l’exécutif et demande toujours la tête de Christophe Castaner. […] D’autant que ces sorties en boite de nuit en a agacé plus d’un.

De son côté, Emmanuel Macron [lui-même n’est pas exempt de critiques en préférant aller faire du ski ce week-end, alors que les manifestations de ce samedi étaient redoutées], [ayant réuni] lundi soir des intellectuels à l’Elysée, tente de ne pas se laisser de nouveau enfermer dans la crise des « gilets jaunes », dont il croyait avoir réussi à s’extirper, grâce au lancement du grand débat.

« Je ne veux pas réduire la vie de notre société à une simple question d’ordre public », leur a-t-il dit.

Les « gilets jaunes » veulent croire en la poursuite de leur mouvement. Un de ses représentants a évoqué sur Facebook un « très gros acte » dans trois ou quatre semaines. Une chose est sûre : l’exécutif n’a plus le droit à l’erreur.


Grégoire Poussielgue, Les Echos. Titre original : « L’exécutif dégaine un nouvel arsenal contre les violences ». Source (extrait)


Attention, ne venez pas, après lecture de l’article ci-dessus, me faire un faux procès pensant que je défends X ou Y. Ce qui s’est passé ce dernier samedi est absolument inadmissible. Par contre il me semble, ne serait-ce que pour avoir aperçu dans les actualités retransmises, de nombreux policiers filmant les exactions de certains, que tout n’a pas été fait pour empêcher ces débordements. Maintenant, faut-il se poser la question du à qui profite peu ou prou de cette actualité ? MC