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Les réflexions qui suivent appartiennent à Elsa Faucillon qui d’abord, observe que le grand débat national attire un large public, notamment dans sa circonscription des Hauts-de-Seine, […]. Toutefois, elle s’interroge sur les intentions [futurs,] du président de la République. « On a plutôt le sentiment d’une grande campagne du président Macron plutôt que d’un grand débat », a-t-elle déploré avant d’évoquer le fort dispositif policier qui encadre les déplacements du chef de l’État, à l’instar de celui de Bordeaux, la semaine dernière.

« Je suis favorable à ce que l’on prenne en compte la parole citoyenne mais qu’on lui donne les garanties de son expression », a ajouté l’élue francilienne.

Dans tous les cas, elle juge que le gouvernement « a laissé trop de temps avant les premières réponses » apportées.

Ajoutant : « Il fallait commencer par une réponse qui semblait évidente, c’était le retour de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qui n’est pas qu’un symbole mais est l’expression d’un cap pris par le gouvernement. » « J’ai beaucoup de mal à croire » à un virage social, a poursuivi la députée, tandis [que bon nombre d’élus se propose] de revoir « la progressivité de l’impôt » en ajoutant des tranches à l’impôt sur le revenu, car il n’est aujourd’hui « pas juste ».

Elsa Faucillon se montre également très critique à l’évocation de la tribune européenne d’Emmanuel Macron. « Il installe un duel très fabriqué entre En marche et l’extrême droite », a jugé l’élue, qui estime que le président utilise le Rassemblement national « pour mieux s’en sortir ». « Expliquer que le libéralisme serait un rempart contre l’extrême droite est une contre-vérité politique, c’est extrêmement dangereux », a encore attaqué Elsa Faucillon.

Elle s’interroge toutefois sur la stratégie de la gauche, qui apparaît très divisée.

« Je ne me résous pas à cette situation, a-t-elle confié, je crois qu’il y a une unité qui peut se faire pour une autre Europe, (celle) qui sort de la logique des traités européens aujourd’hui en place, qui propose une Europe de la coopération, une Europe du mieux-disant social, de la transition écologique, qui lutte efficacement contre l’évasion fiscale, une Europe qui sait être fraternelle et hospitalière. »


Le Figaro Source (Extrait)