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La commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a rendu public, mardi 26 février, un mémorandum [qui invite les autorités françaises] à « mieux respecter les droits de l’homme », à « ne pas apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique » et à « suspendre l’usage du lanceur de balle de défense ».

Le lanceur de balles de défense (LBD) est accusé de causer de graves blessures chez les manifestants et la responsable bosnienne demande à Paris de revoir « au plus vite » la doctrine d’usage de ces armes. Elles devraient, provisoirement, ne plus être utilisées, estime Mme Mijatovic, qui invite aussi le gouvernement à publier des données plus détaillées sur les personnes blessées.

Mesurant le caractère très sensible du dossier, la commissaire prend soin de préciser qu’elle condamne « fermement » la violence, les propos et les agressions racistes, antisémites ou homophobes de certains manifestants, ainsi que les violences contre des journalistes. Reconnaissant la complexité du maintien de l’ordre « dans un contexte de grande tension et de fatigue », dénonçant les violences contre les policiers et appelant à ce qu’ils soient correctement payés et formés, le rapport rappelle toutefois que « la tâche première des membres des forces de l’ordre consiste à protéger les citoyens et les droits de l’homme ».


Jean-Pierre Stroobants, Le Monde – titre original : ««Gilets jaunes»: le Conseil de l’Europe demande la suspension du LBD », source (Très court extrait)


Note : à tous les lectrices/lecteurs qui jugeront la décision de la commissaire aux droits de l’homme du conseil européen inappropriée le rappellent à l’ordre des forces de sécurité et l’utilisation de certaines « autodéfenses », au regard des nombreuses exactions des casseurs, utilisant les manifestations pacifiques de gilets jaunes pour commettre leurs méfaits, rappelons que le laisser-faire le désordre profite toujours aux gouvernants en place. Rappelons également que plusieurs « casseurs » ont été suivis, filmés par les services de police, pendant plusieurs heures et pourtant ne sont toujours pas arrêtés et jugés. Rappelons que le principal des blessés se trouvent dans les rangs des gilets jaunes. MC