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La crise politique au Venezuela est plus vive que jamais, et les évènements se succèdent en cascades depuis le 23 janvier, date à laquelle le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaidó, a prêté serment devant des milliers de personnes comme président par intérim. Reconnu immédiatement par Donald Trump et plusieurs pays d’Amérique latine, il a reçu le soutien de la France et de nombreux États membres de l’Union européenne.

  • Alors que se passe-t-il au Venezuela ?
  • Pourquoi l’Europe s’intéresse-t-elle de si près à la crise en cours dans ce pays ?
  • Quels sont les enjeux géopolitiques ? 

Dans la foulée du refus de Nicolas Maduro d’organiser une élection présidentielle anticipée, Emmanuel Macron a ainsi reconnu lundi par le biais d’un tweet Guaidó comme nouveau « président en charge » de mettre en œuvre un processus électoral démocratique, entrainant derrière lui dix-neuf pays européens. « C’est une reconnaissance des Vénézuéliens qui n’ont jamais cessé de se battre et nous ne le ferons pas tant que nous n’aurons pas la démocratie et la liberté », a réagi l’intéressé.

De son côté, Nicolas Maduro a accusé les pays de l’Union européenne de « soutenir les plans putschistes » des États-Unis. Désormais sous une pression internationale sans précédent, le chaviste peut néanmoins compter sur le soutien de plusieurs pays – la Russie, la Chine, la Turquie, l’Iran, Cuba, la Bolivie – ainsi que l’armée, pilier de son régime.

Des militaires vénézuéliens ont ainsi bloqué mardi un pont à la frontière avec la Colombie, alors qu’était attendue une aide humanitaire internationale.  Embourbé dans une crise économique sans précédent, ce pays pétrolier, jadis prospère, est aujourd’hui frappé par d’importantes pénuries de nourriture, de médicaments, et soumis à une hyperinflation qui devrait atteindre 10.000 000 % en 2019.

Trois millions de Vénézuéliens ont déjà fui le pays, la majorité d’entre eux vers la Colombie et le Pérou. Mais selon l’ONU le nombre de migrants et de réfugiés devrait encore augmenter et s’élever à 5,3 millions à la fin de l‘année.


La vidéo de « C dans l’air », bien que longue (1h 04) explique fort bien la situation du Venezuela au niveau politique extérieur et géopolitique. Par contre elle ne dit rien sur les problèmes internes, la gangrène des services publics Vénézuéliens phagocytés par des groupes financiers extérieurs au pays.