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C’est la petite musique qui monte depuis plusieurs semaines en Macronie. Faudrait-il revenir en partie sur l’interdiction du cumul des mandats ?

[…] Vendredi 1er février, Benoit Simian, député LR-EM […] à signer une proposition de loi visant à rétablir cette mesure pour les communes de moins de 10 000 habitants.

Il s’agit, selon lui, de « répondre au mieux aux exigences de nos concitoyens envers la démocratie représentative et à leur demande d’une plus grande prise en compte des territoires et de la ruralité dans la prise de décision au niveau national ». « Couper le lien entre le mandat de parlementaire et celui de maire constitue, pour ces petites communes et villes, un affaiblissement de leur capacité de relais et d’influence auprès des ministères et administrations, centralisées à Paris », écrit-il encore dans un mail adressé à ses collègues que Le Monde a pu consulter.

Les effets indésirables du non-cumul M. Simian

la fin du cumul des mandats[…] il a dû lâcher la mairie de Ludon-Médoc, ville de 4 600 habitants. Il est resté à son poste jusqu’au dernier jour où il lui était possible de l’occuper. Puis, comme pour certains des anciens maires qui ont choisi Paris, les relations avec son successeur se sont envenimées. L’ancienne majorité s’est même divisée dans sa commune, au point de provoquer une municipale partielle. La liste soutenue par le député a largement perdu. « Quand on a été maire, on a un peu plus de sens politique ».

Mais, au-delà des considérations locales, M. Simian anime le groupe des « Girondins » au sein du groupe LRM, composé principalement d’anciens maires. Parmi eux, certains ont critiqué très fort l’abaissement de la limite de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. « On n’a pas la même appréhension des dossiers. Quand on a été maire, on a des connexions, on a un peu de sens politique », estime celui qui dit avoir, « vu venir la crise des “gilets jaunes”, sans imaginer une telle ampleur ».


Et si les députés privés de leur mandat de maire avaient perdu des « capteurs » sur le terrain ? Telle est la question qui taraude les élus.

Devant l’Association des journalistes parlementaires, cette semaine, la députée LRM parisienne, jamais élue maire, Olivia Grégoire reconnaissait que ses collègues qui avaient été maires avaient « senti plus tôt ce qui se passait ». Le scénario est poussé dans l’exécutif. Dans L’Opinion, mercredi, Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, estimait que « la question de réinterroger le cumul du mandat parlementaire avec celui de maire, maire adjoint ou président de communauté de communes, dans des petites villes, mérite sans doute d’être creusée, pour conserver ce lien avec le territoire ».

Interrogé sur France Inter, mercredi 30 janvier, Edouard Philippe s’est déclaré ouvert au fait que le cumul « ne soit pas incompatible avec la fonction de maire, et singulièrement dans les petites communes ». […]


Vous connaissez la chanson un pas en avant trois pas en arrière… et puis pourquoi pas raisonner par l’absurde, après tout qu’est-ce qui nous en empêche : si Monsieur Emmanuel Macron avait été un habitant lambda d’une petite commune, qu’il fut élu conseiller municipal de sa ville, puis maire de sa ville, puis conseiller dans l’intercommunalité régissant sa municipalité, puis président de cette intercommunalité, puis élu conseiller départemental, en suivant, président d’un département, conseiller régional, président d’une région, élu député, recruté dans un ministère, pour devenir enfin président de la république française. N’aurait-il pas toutes les connaissances possibles pour une gouvernance parfaitement équitable. De l’humour noir … ou un beau rêve. MC


Rescan Manon, Le Monde – Titre original : « Un député LRM propose de rétablir le cumul des mandats »Source (Extrait)