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Ah, les emmerdes dans ce monde là … De quoi en rire si cela ne concernait des milliers d’emplois payés avec « monsieur parcimonie » dans le monde … MC

Le communiqué commun annonçant leur divorce est des plus rassurants : Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon — homme le plus riche du monde en 2018, selon « Forbes », avec 97 milliards d’euros —, et son épouse, MacKenzie, sont décidés à rester « de très affectueux amis » et envisagent « un avenir merveilleux en tant que parents, amis et partenaires en affaires ».

Un faire-part qui donnerait presque envie de se marier pour partager ensuite les joies d’un divorce aussi paradisiaque…

Hélas ! quelques heures après ce communiqué à l’eau de rose, la presse américaine révélait que Jeff quittait madame pour une présentatrice de télé.

L’affaire se complique d’autant plus que, lors du partage, la future ex-Mme Bezos pourrait partir avec 8 % du capital d’Amazon dans les poches. Calculée à la louche, cette somme atteindrait 70 milliards de dollars et ferait d’elle la femme la plus riche du monde.

Comme elle a joué, au début de leur mariage, un rôle important dans la création du géant du commerce en ligne, MacKenzie Bezos pourrait garder une place stratégique dans le groupe.

Affectueusement ?

Si le divorce tourne mal, Amazon en pâtira. Et tout le business mondial avec…

Voilà le cours de l’action indexé sur l’état des négociations, des disputes, des rebondissements d’un divorce hors norme. Les avocats se frottent les mains, mais le capitalisme tremble. Avec leurs milliards d’actions, les époux Bezos affolent Wall Street.

Il serait urgent qu’ils publient un autre communiqué tout aussi lénifiant mais plus précis : « Si on reste de très affectueux amis, c’est pour les actionnaires. »


F. P. – Le Canard Enchaîné du 16/01/2019