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L’exaspération fiscale et le mouvement des «gilets jaunes» ont fait plonger la cote de confiance du président de la République, […]

« Quand c’est tard, c’est trop tard »,  François Bayrou.

 […] La cote de confiance du chef de l’État perd 5 points en un mois pour atteindre son plus bas niveau depuis son accession à l’Élysée: 21 %. 21 %, c’est le niveau atteint par François Hollande quasiment au même moment (un mois plus tôt). Difficile à admettre pour celui qui a construit son parcours politique en opposition à celui de son prédécesseur!

Même si les revendications des « gilets jaunes » s’adressent en exclusivité à Emmanuel Macron, [mais] le premier ministre Édouard Philippe [auquel Jupiter fait jouer le rôle de tampon, voire de girouette] est emporté dans la tourmente.

Au point que, lundi dernier, dans les ministères, l’inquiétude prévalait sur l’avenir de ce gouvernement. « L’idée qu’on puisse ne plus être là dans deux mois m’a traversé l’esprit », reconnaît un membre du gouvernement.

Le président et le premier ministre ne sont plus soutenus que par les sympathisants de La République en marche (plus de 80 %).  […]

Totalement isolé – ses ministres, politiques ou novices, sont impopulaires (voire inaudibles), le chef de l’État voit ses opposants ragaillardis et la hiérarchie bousculée.

À gauche, qui monopolise les première places ….

  • Nicolas Hulot,
  • Mélenchon (+8),
  • Royal (+4),
  • Hamon et Aubry

À droite,

  • Nicolas Dupont-Aignan
  • Laurent Wauquiez,
  • et …………… Marine Le Pen s’installe dans le top 10.

À six mois des européennes, les cartes semblent totalement redistribuées. [Sans pour le moment, exclurent la possibilité que naissent des revendications des gilets jaunes, un mouvement citoyen – peut-être plus ou moins guidé par certaines personnes … comme l’essayiste Glucksmann. Une autoformation du mouvement des gilets jaunes, que n’exclurait pas Emmanuel Macron, voire inciterait en sous-main, ne serait-ce que pour semer un peu plus la zizanie auprès des citoyens français, pour mieux régner.

De toute façon sauf à organiser de nouvelles élections législatives (que rien pour le moment ne laisse présager) la représentation actuelle dans l’hémicycle ne changera pas. Macron pourra toujours faire passer ce qu’il veut avec son mouvement « En Marche » et ce même si à l’élection européenne, ce mouvement ne recueillait que peu de suffrages, voir aucun élu. MC]


Carl Meeus, Le Figaro – titre original : « Sondage : Emmanuel Macron, l’impopularité croissante » – source (extraits)