avertissement aux lectrices et lecteurs, le texte ci-dessous a été posté bien avant l’annonce du premier ministre… tel que présenté, personne ne peut anticiper les réactions dans le public et particulièrement les gilets jaunes qui manifestent pacifiquement

Certes le jaune fluo des gilets est ce que l’on voit actuellement sur et dans tous les médias, mais dans le même temps faut-il craindre l’arrivée d’autres revendications tout aussi valables ?

  • Entre 100 et 150 lycées sont bloqués dans toute la France

Les lycéens sont en colère. Vendredi, 30 novembre 2018, de nombreux établissements ont été bloqués dans toute la France: sept à Paris, et une centaine répartis sur le reste du territoire. Ce lundi 3 décembre, de nombreux lycées sont encore bloqués dans l’Hexagone. « Nous pouvons compter entre 100 et 150 lycées perturbés dans toute la France », précise le ministère de l’éducation nationale.

[…] Des revendications très variées […] [mais dans la plupart] appelant les élèves à se mobiliser contre Parcoursup, la réforme du bac et du lycée et la réforme de la voie professionnelle. […] D’habitude, ils n‘ont aucun espoir de faire bouger les lignes. Là, ils sentent qu’ils peuvent profiter du ras-le-bol général des « gilets jaunes» pour se faire entendre ». Les lycéens revendiquent le droit d’être reconnus comme « une entité qui mérite de se faire entendre », et qui « souffrent aussi beaucoup de nombreuses réformes du gouvernement ». […]

Interrogé sur le sujet sur BFMTV, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, a paru agacé. « Les lycéens ne sont pas directement concernés par ces combats-là », a-t-il répondu.

Bordas Wally, Le Figaro – source (extraits)


  • Les ambulanciers en colère bloquent le centre de Paris

Les ambulanciers aussi sont en colère et le font savoir. Sirènes hurlantes et gyrophares en action, depuis 5h30 ce lundi matin, plusieurs centaines de véhicules bloquent le pont de la Concorde à Paris, devant l’Assemblée nationale ainsi que l’accès à la place depuis la rue de Rivoli, à l’appel de l’Association de défense des transporteurs sanitaires.

Les manifestants protestent contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui va être présenté ce lundi devant les députés pour le vote définitif. Plus particulièrement, l’article 80 qui réforme le financement des transports sanitaires et dont ils demandent l’abrogation. »

La mesure, entrée en vigueur depuis le 1er octobre, prévoit que la prise en charge financière d’une partie des transports sanitaires revienne directement aux hôpitaux et cliniques plutôt qu’à l’Assurance maladie.

Ce sont les trajets d’un établissement médical à un autre qui sont concernés. Le trajet entre le domicile du patient et l’hôpital reste à la charge de la Sécurité sociale.

L’objectif de cette réforme: responsabiliser les établissements de santé, forts prescripteurs de transports sanitaires, mais qui ne paient qu’une faible part de la dépense totale. En conséquence, le choix de l’opérateur pour effectuer ces trajets se fait désormais via des appels d’offres.

Clémentine Maligorne , Le Figaro – source (extraits)


  • Retraite : l’OCDE suggère de réduire les pensions de réversion

« A-t-on encore besoin de pensions de réversion ? » Dans son rapport annuel sur les retraites publié ce lundi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ne prend pas de gants. Elle pose la question qui fâche, soulignant la réduction des incitations à travailler que constituent les droits trop généreux pour le conjoint survivant.

L’avenir de la réversion est le sujet qui a le plus échauffé les esprits depuis que l’on discute réforme des retraites en France – alors que, à ce stade, le gouvernement ne parle que d’une « harmonisation » des régimes de réversion. Pension réduite pour les couples Les réversions assurent en moyenne un taux de remplacement de 50 % de la pension de la personne décédée pour le survivant. Selon l’organisation des pays développés, elles ne devraient pas servir à autre chose qu’à assurer un niveau de vie honorable aux veufs et aux veuves – des femmes dans 85 % des cas.

Solveig Godeluck, Les Echos – source (extraits).


  • Et pendant ce temps

Les députés à l’assemblée nationale discutent du plan de financement de financement de la sécurité sociale maintenant inclus dans le budget national – ce qui lui permettra de « bénéficier d’une dotation » qui pourrait être variable selon le bon loisir du ministère de l’économie.

  • Cocasse :

Le comité syndical des travailleurs de l’Assemblée nationale a déposé le vendredi dernier, un préavis de grève de 72 heures pour les 12, 13 et 14 décembre 2018.


Et pour terminer, vous connaissez la chanson « tout va très bien madame la marquise » …. MC