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Un tiers des résidents d’Ehpad puisent dans leurs économies

Une étude publiée par la Drees lève le voile sur les sacrifices financiers auxquels doivent consentir les personnes âgées pour payer leur place en maison de retraite.

Un tiers de ces résidents puisent dans leur épargne ou vendent une partie de leur patrimoine pour payer leur hébergement et 45 % pensent qu’ils seront contraints de le faire à l’avenir.

En outre, 11 % des seniors interrogés ont sollicité l’aide de leurs proches pour faire face à ces frais et 16 % pensent qu’ils devront le faire ultérieurement.

Ces difficultés s’expliquent par le prix élevé des maisons de retraite, dont le montant médian est de 1 850 euros par mois.

Dans les établissements privés à but lucratif, cette facture médiane atteint même 2.420 euros par mois. (montant que je puis confirmer même dans un établissement rurale, c’est le cas de notre mère – 97 ans – Plus toute sa tête, en fauteuil roulant et lit médicalisé… Heureusement notre père (décédé) avait prévu des « économies » qui permettent de subvenir à l’ensemble de ses frais)

Ce prix, obtenu après déduction des allocations et des contributions éventuelles des enfants ou petits-enfants, est nettement supérieur à la pension moyenne perçue par les retraités vivant en France : 1 500 euros net mensuels.


Stéphane Guérard – Source


Lorsque j’étais enfant puis ado (entre 1948 et 55), nous descendions avec mon père de Villejuif « aux puces » du Kremlin-Bicêtre (Porte d’Italie).

C’était un marché immense qui courrait tout l’avenue de Fontainebleau et remontait « par la bascule » jusqu’à l’hôpital. Nous y trouvions de tout. De la brocante « les Biffs », le « chinage » étais de mise, de la vente de maraichers, volailles ou lapins vivants, peut-être des objets plus ou moins volés.

En remontant l’avenue qui menait à l’hôpital, de nombreux nécessiteux vêtus d’une veste et pantalon de gros drap bleu chemise écru aux nombreux plis non repassés qui vivaient tant bien que mal dans « le mouroir » des bâtiments de l’hôpital, dotés d’immenses chambrées communes de 30 à 40 lits, un poêle pour l’hiver, sanitaires communs, repas dans d’immenses cantines, aux habillements standardises des A.P.

Leurs yeux, leurs visages, leurs comportements effacés, exprimaient une désespérance, une envie de disparaître, c’était des taiseux soucieux de ne pas gêner la société, ils portaient en eux le sentiment d’être de trop, d’abuser du peu que la société leur accordait.

Certains étendaient a même le sol un carré de mouchoir sur lequel ils disposaient un vrac, un mini tas, de ce tabac brun-reste de mégots ramassés dans les caniveaux séché, débarrassé du papier, pour se faire quelques sous, afin de s’offrir un canon de rouge au café du coin.

Ils faisaient peine à voir et je ne pensais pas 70 ans après, revoir ce genre d’étalage dans les rues, ni ce type de mouroir refleurir …. pas bien belle cette vie …

… alors que d’autres …

Je suis dans la grande peine pour ma France et ses habitants.

MC