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Voir un PS aussi désorganisé par ses divers courants et qui selon un article paru dans « Libération » signé Laure Bretton (Lien-Extrait) … ressortir Ségolène Royal pouvant servir de planche de salut à un Parti socialiste à la recherche de son introuvable tête de liste pour les européennes.

Pourtant, selon nos informations, Ségolène Royal n’a plus sa carte de militante. Cela fait même plusieurs années qu’elle n’est plus à jour de ses cotisations. Ce qui permet, entre autres, à l’ancienne ministre de l’Écologie de se répandre partout ces derniers jours pour refuser une candidature sous la bannière strictement socialiste.

Du coup, Ségolène Royal est partout : interview sur RTL lundi, confidences dans le Parisien mardi avant France Inter mercredi et On n’est pas couché le week-end prochain. Après avoir soutenu sans barguigner Macron, qui l’a nommée ambassadrice des Pôles à la rentrée 2017, Ségolène Royal tape comme une sourde sur la politique écologique du chef de l’Etat. Dénonçant «l’écologie punitive» et l’accusant de «matraquage fiscal» des Français. «Il n’y a pas une semaine où il n’y a pas un recul sur l’écologie et on comprend mieux la démission de Nicolas Hulot, parce que je pense qu’il avait pressenti cette dégradation sur les questions environnementales», a taclé l’ex-ministre sur RTL. Mais ce retour dans l’arène électorale ? «On verra», élude Ségolène Royal. Officiellement, le PS doit adopter sa liste européenne – tête de liste comprise – le 17 novembre.

Pendant ce temps, notons la naissance d’« un mouvement 100% société civile et militante, pour peser à gauche »

Un coup pied citoyen dans la fourmilière des partis de gauche ! Et une volonté de briser les frontières artificielles qui les empêchent aujourd’hui de dialoguer, voire de se rassembler, à quelques mois des élections européennes.

L’essayiste et intellectuel Raphaël Glucksmann, l’économiste militant Thomas Porcher et l’activiste écologiste Claire Nouvian – pour ne citer qu’eux – lancent cette semaine un nouveau mouvement politique appelé Place publique.

Mouvement de gauche, pro-européen et citoyen […], [il] ambitionne de « structurer les orphelins de la gauche », mais aussi de « mettre publiquement les organisations politiques face à leur responsabilité ».

Du PS à EELV, en passant par Génération-s ou le Parti communiste. La gauche veut-elle se résoudre à l’émiettement actuel, qui lui promet des scores résiduels aux européennes, ou est-elle prête à se rassembler pour peser ? Telle est la question posée. […]

Seuls les Insoumis n’ont pas été démarchés

Le patron du PS, Olivier Faure, lui, ne s’interdit rien et attend de voir. Quant à Génération-s, Benoît Hamon semble totalement séduit. […]  Pas insensibles, les communistes sont, eux, en plein dans leur congrès interne.

Quant aux Insoumis de Mélenchon, ils ont été informés, mais pas démarchés. Les divergences sur la question européenne sont trop grandes, et ce même si l’on nous assure que « beaucoup » à Place publique ont voté Mélenchon en 2017. […]


Quentin Laurent, Le Parisien – Titre original « Européennes : Place publique, le pari citoyen de Raphaël Glucksmann »Source (Extrait)