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Si nous faisons l’analyse des résultats de l’éducation nationale actuelle, de cette jeunesse eduquee qui constituera la société civile future, nous ne pouvons que constater une dégradation à tous les niveaux autant intellectuels que sociétales.

Qu’elles sont alors les raisons de cette récession.

Comme toujours il est facile de constaté un état de fait, alors qu’il faudrait avant tout en chercher la genèse. […] Cet état des lieux officiel intervient au lendemain de la révélation par Europe 1 du contenu d’une « note ultraconfidentielle » émanant des services de renseignement et listant des comportements problématiques en milieu scolaire.

Il est très facile d’affirmer que – et c’est d’ailleurs ce qu’emploie vite fait les médias pour expliquer sans raisonner – c’est la démobilisation parentale qui est la cause première.

C’est l’analyse la plus facile et la plus démagogique, la raison est à chercher bien plus loin.

L’accès facilité à toutes les informations banalisant l’individualisme, le rapport de force, les sévices corporels, les actes de guerre sans filtre, les jeux vidéo, les diffusions de mort en direct, les projections de films de plus en plus violents à tous les niveaux, l’irrespect de la civilité, l’accès facilité à toutes les scènes pornographiques, etc. mais pas que, le traumatisme du chômage, le communautarisme, l’ultra religiosité, la compétition à tous les niveaux l »ecole, l’education, y compris dans les lieux de travail, les usines, l’accès aux soins, etc. ont créé une société de plus en plus difficile à gérer et le chacun pour ma gueule.

Alors l’article qui suit informe certes sur des problèmes actuels mais n’englobe pas le réel problème d’une société en perpétuelle perte de repères. MC


A ceux qui réclament, depuis des mois, un diagnostic sur les difficultés en matière de laïcité à l’école, le ministre de l’éducation nationale a avancé un début de réponse, jeudi 11 octobre : « 402 cas ont été traités, entre avril et juin, par les équipes dédiées des rectorats », a fait savoir le ministre Jean-Michel Blanquer […].

[…] Sur leur localisation, le ministre de l’éducation a dit peu de choses jeudi, sinon que les « régions métropolitaines » sont les plus concernées ; une dizaine d’académies regroupe les trois quarts des signalements. […]

[…] Concernant leur nature, M. Blanquer a été plus loquace, […] La note remonte à juillet, et on a vérifié, en nous tournant vers les rectorats, chacun des faits décrits « , explique-t-on Rue de Grenelle. […] Parmi les difficultés recensées, les rapports entre filles et garçons [ :] « Nous avons été contactés par une école primaire confrontée au cas d’un parent tchétchène arrivé depuis peu en France, et qui refusait que sa fille soit assise à côté de garçons », témoigne le responsable de l’équipe laïcité de l’académie d’Aix-Marseille. Nous avons aidé ces enseignants à préparer, au mieux, un rendez-vous avec la famille. Le dialogue a suffi à ce que tout rentre dans l’ordre.

C’est aussi le message sur lequel a insisté le Comité national d’action laïque en rendant publique, le 13 juin, une vaste enquête sur les atteintes à la laïcité : « un enseignant sur dix y témoignait de contestations « régulières » et/ou « de temps en temps » de la loi du 15 mars 2004 sur le port de signes religieux, mais dans la quasi-totalité des cas (97 %), disait l’enquête, le dialogue avait suffi à résoudre ces tensions. »


Mattea Battaglia, « Le Monde » – Titre original : « Quand l’éducation nationale se confronte aux atteintes à la laïcité »Source (Extrait)