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En vue des européennes du printemps prochain, Nicolas Dupont-Aignan (1) ne fait pas que les « poubelles du FN », comme l’ont accusé les lepénistes après le ralliement de 19 conseillers régionaux élus en 2015 sur des listes d’extrême droite et celui de Bernard Monot (2), l’économiste de Marine Le Pen. Il compte aussi dans ses rangs Charles Gave (3), 75 ans, président de l’Institut des libertés.

Charles Gave s’était exilé à Londres lors de l’arrivée de la gauche au pouvoir, en 1981, pour des raisons « idéologiques » et, depuis, il a fait fortune à Hong-Kong dans la gestion d’actifs. Europhobe et catholique fervent, l’administrateur du Biarritz olympique fait le forcing pour que sa fille soit en position éligible sur la liste de Dupont-Gnangnan en mai.

L’homme sait se montrer prodigue, et fifille devrait avoir une place de choix.

Comme Jean-Frédéric Poisson (4), le très droitier président du Parti chrétien-démocrate (fondé par Christine Boutin), qui devrait mettre la main au pot, lui aussi, pour décrocher une timbale éligible.

Le 11 octobre, Jean-Frédéric Poisson et Gnangnan-Dupont lanceront, à Oullins, leur campagne pour une liste commune aux européennes, au nom des « amoureux de la France ».

Y compris les exilés à Londres ?


Article non signé – Le Canard Enchainé – 10/10/2018


A qui avons-nous à faire ?

  1. Nicolas Dupont-Aignan né le 7 mars 1961 à Paris (XVe), est un haut fonctionnaire. Il est successivement membre du Rassemblement pour la République (RPR), du Rassemblement pour la France (RPF) et de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), avant de fonder (en 1999) et présider Debout la France (DLF), anciennement Debout la République, parti se réclamant du gaullisme et du souverainisme. Il est maire d’Yerres (Essonne) de 1995 à 2017 et député depuis 1997. Nicolas Dupont-Aignan se montre ouvert à toutes sortes d’alliances ou de soutiens de droite à gauche. Il dit regarder le bilan lorsqu’il s’agit de sortants avant l’étiquette politique. Ainsi, il soutiendra des candidatures portées par la Ligue du Sud aux élections départementales de 2015 en Vaucluse et dans les Alpes de Haute Provence, mais aussi des candidatures communes avec le Mouvement républicain et citoyen ou encore le Mouvement pour la France. Il apporte son soutien avant le Front national à Robert Ménard pour sa candidature à la mairie de Béziers. Il prendra par la suite ses distances en présentant des candidats face à lui aux élections départementales de 2015 dans l’Hérault. Il salue la victoire de SYRIZA lors des élections législatives grecques de janvier 2015 et se dit alors prêt à une alliance avec le Front de gauche « si c’est pour sauver la France et si c’est sur un programme intelligent de création de richesses ». Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement réunis en aout 2015 aux universités d’été de Debout la France. Il veut aussi dialoguer avec le Front national et n’exclut pas de gouverner avec lui s’il se débarrasse de son arrière-boutique « xénophobe et raciste ». Il déclare en 2012 que Marine Le Pen pourrait être son Premier ministre. À la suite de ces déclarations, Laurent Pinsolle annonce qu’il démissionne de son poste de porte-parole de Debout la République, tout en restant au parti. Nicolas Dupont-Aignan entretient aussi de bonnes relations avec des membres de l’UMP
  2. Bernard Monot, né le 3 juillet 1962 à Nice, est un homme politique français. Issu de la société civile, il devient stratégiste économique du Front national (FN). Il est élu député français au parlement européen de la circonscription Massif central-Centre à l’occasion des élections européennes de 2014. En 2018, il quitte le FN pour rejoindre Debout la France (DLF). À partir de 2005, il devient, avec Bruno Lemaire et Jean-Richard Sulzer, l’un des principaux conseillers du Front national et en particulier de Marine Le Pen sur les dossiers économiques, sous le pseudonyme de Nicolas Pavillon. Il revendique en particulier la modélisation du « plan de désendettement de la France » de Marine Le Pen, et affirme être à l’initiative de la « doctrine du FN sur la monnaie, le financement de l’État, l’emploi et les retraites ». Le 31 mai 2018, il rejoint Debout la France. Il défend les principes de l’économie de marché protégée et régulée raisonnablement dans le cadre d’un État de droit maîtrisant les risques systémiques extérieurs, pour l’intérêt général et le bien commun. En juin 2015, réagissant aux propos de Jean-Marie Le Pen qui dit n’avoir « jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître » et estime qu’« on a été très sévère avec lui à la Libération », il répond que le Maréchal « a fait ce qu’il a pu en situation difficile », tout en affirmant qu’il « n’y a pas de pétainistes » au FN. Il plaide pour « un copier-coller des critères de souveraineté du Royaume-Uni : sortie de Schengen, contrôle de notre système bancaire, supervision de l’union bancaire privée, gouvernance monétaire nationale avec une nouvelle monnaie nationale à côté d’un euro commercial, maîtrise de notre budget, refrancisation de la PAC »
  3. Charles Gave né le 14 septembre 1943 à Alep, est un économiste, financier et entrepreneur français. Il a consacré sa carrière à la recherche économique, dont il a fait son métier en créant Gavekal, une société de conseil en allocation d’actifs aux gérants de fonds. Il est le président du think tank libéral « Institut des Libertés », qu’il a fondé en 2012. Depuis mi-2017, il est l’un des proches conseillers de Nicolas Dupont-Aignan, aux côtés de Paul-Marie Coûteaux et Patrick Buisson. Dans L’État est mort, vive l’état ! Charles Gave annonce « la fin du cycle historique de l’État-providence, dont il voit dans la coupure de la voie de l’endettement (devenu excessif) le début de la fin du social-clientélisme, c’est-à-dire de la distribution par le personnel politique de « droits non gagnés », selon l’expression de Jacques Rueff. Il voit dans ces profonds changements à venir le recul des parties administrées et la progression de la liberté.
  4. Jean-Frédéric Poisson – le très droitier président du Parti chrétien-démocrate (fondé par Christine Boutin). Il a grandi dans un quartier HLM de Villeneuve-la-Garenne. Il est l’aîné d’une famille de quatre enfants, ses parents sont agnostiques et divorcent alors qu’il a 10 ans, en 1973. Selon ses dires, il connaît une jeunesse chaotique et est « élevé à la bagarre de rue ». Décrocheur scolaire, sa découverte de la philosophie en terminale modifie totalement sa vie. Il se convertit notamment au catholicisme en plein cours de philosophie..Il obtient en 2001 un doctorat en philosophie de l’université Paris Sorbonne, sous la direction de Pierre Magnard, avec le sujet « Bioéthique, éthique et humanisme : les lois françaises de 1994 ». Il est aussi diplômé de la faculté libre de philosophie de Paris (IPC), et titulaire d’un master 2 de droit social, obtenu en 2011 à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Après une expérience de DRH dans la métallurgie, il dirige une entreprise de conseil en ressources humaines et dialogue social. À la suite de la démission de Christine Boutin de son poste de présidente du PCD il se présente et est élu président du PCD. Lors du premier tour élections législatives de 2017, la candidate soutenue par La République en marche !, Aurore Bergé, est élue avec 64,3 % des voix contre 35,7 % pour Jean-Frédéric Poisson. En octobre 2017, il co-fonde, avec Nicolas Dupont-Aignan, la plateforme des « Amoureux de la France », destinée à rassembler la droite au-delà des clivages partisans. Il est défavorable à « des alliances politiques avec le RC ex FN » mais favorable à un rapprochement avec Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan en vue des élections législatives de 2017. Il soutient la candidature de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine de 2016, « pour les intérêts français et pour l’équilibre international ».

Source Wikipédia en général.