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Si nous observons les titres des journaux, revues et les différents supports médiatiques : Radios, Télé, réseaux sociaux, le deuxième départ-sortie-démission du gouvernement fait ressortir le postulat autoritariste, dictatorial, omnipotent du président en exercice

Pour La Tribune.fr- Titre original : « Départ de Collomb : pourquoi 7 Français sur 10 l’approuvent » Source (Extrait)


  • Le ministre de l’Intérieur a-t-il démissionné pour désaccord avec le président Macron?
  • Ou par réel désir de se consacrer à sa réélection à Lyon en 2020 ?

Ce sondage Elabe pour BFM TV dévoile comment les Français interprètent cet événement politique déconcertant, et comment cela influence leur opinion sur la solidité du gouvernement et la personnalité du président Macron.

Les personnes interrogées ont également été invitées à juger le style d’Emmanuel Macron, considéré comme un président autoritaire à 79%, mais aussi arrogant (71%) et dynamique (71%).

De l’avis des deux tiers des sondés (64%) la façon d’être et le style d’Emmanuel Macron sont plutôt un défaut. Seuls 35% les considèrent comme une qualité.

Interrogés sur les motivations de l’ex-ministre d’État, 57% des sondés pensent que son choix a d’abord été motivé par un désaccord entre lui et Emmanuel Macron.

Selon plusieurs analystes, ce départ ébranle encore davantage un Emmanuel Macron à peine remis de l’affaire Benalla et du départ surprise de Nicolas Hulot, et complique la donne pour le chef de l’État à l’heure où les résultats tardent à se concrétiser.

« Cela donne le sentiment d’un délitement du pouvoir et d’un président qui aurait un peu perdu la main et son image en ressort de fait écornée », relève Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et Stratégies de l’Ifop.


  • Pour LCI – Source (extrait) Gérard Collomb démissionnaire : pourquoi la décision du ministre de l’Intérieur tombe au plus mal pour Emmanuel Macron

La crise ouverte par le départ intervient un mois seulement après le départ fracassant de Nicolas Hulot, l’ex-ministre de la Transition écologique qui s’estimait incapable de poursuivre sa tâche, puis celui de la ministre des Sports Laura Flessel.

Contraint à un remaniement qu’il n’avait nullement souhaité, Emmanuel Macron n’a probablement aucun intérêt à subir un nouveau mouvement de troupes au sein de l’exécutif, d’autant qu’il cherche à ouvrir, depuis la rentrée, un nouveau chapitre de son quinquennat (plan pauvreté, réforme de l’assurance chômage, loi Pacte, bioéthique, etc.) et qu’il tente de reprendre la main alors qu’il dévisse dans l’opinion. […]

En outre, la jurisprudence retenue par l’Élysée en prévision des élections municipales de 2020 – à savoir une démission au moment de l’entrée officielle en campagne – dépasse le seul cas de Gérard Collomb.

D’autres piliers de l’exécutif pourraient prochainement afficher leurs ambitions en vue des municipales, comme Gérald Darmanin (Tourcoing), Mounir Mahjoubi, Marlène Schiappa et Benjamin Griveaux (Paris), ou encore Christophe Castaner, dont le nom a circulé pour Marseille même si le patron de LREM écarte l’hypothèse pour l’heure.

Le chef de l’État voulait donc se donner du temps avant un remaniement global qui pourrait intervenir au plus tôt au printemps prochain. Manifestement, il n’est pas simple de rester « le maître des horloges ».

En attendant, la priorité est de faire cesser la cacophonie qui règne à la tête de l’exécutif. Et qui semble irriter au plus haut point Édouard Philippe, lequel martelait encore mardi à l’Assemblée nationale que « chaque ministre qui compose ce gouvernement doit se concentrer pleinement à sa tâche ».

Le Premier ministre qui, lui-même, n’a « pas du tout exclu » de se représenter dans sa ville du Havre en 2020…