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 […] à l’occasion du meeting d’ « En Marche » [pour le] lancement de la campagne européenne, le 26 septembre à Paris. […] le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, et la ministre chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau, avaient fait le déplacement pour convaincre l’auditoire de l’efficacité et de la pertinence de la politique menée depuis un an et demi par le gouvernement. [ !!!]

À défaut d’enthousiasmer […][les] six cents personnes [présentes] pour écouter la restitution de la « grande marche pour l’Europe », [ayant pour but] de collecter les attentes et propositions des citoyennes et des citoyens et d’en faire le socle d’un programme présidentiel, […] des militants ont été conviés sur la scène afin de restituer ce qui est présenté comme une enquête inédite.

À coups de chiffres – 230 000 portes frappées et 80 000 questionnaires recueillis puis analysés –, chaque intervenant, référent ou animateur local a livré les principaux enseignements de la mobilisation printanière.

Résultat : du flou et des généralités, sans parler du fait que l’on ne connaît pas la composition du panel.

Selon cette enquête qui n’en a que le nom, 69 % des personnes interrogées pensent que l’Europe a un impact concret sur leur quotidien, 82 % des consultés déclarent que « a vaut la peine de se battre pour améliorer l’Union européenne » et 75 % d’entre eux estiment que « l’Europe est plus efficace que l’échelon national sur certains sujets ». Après le storytelling à base de « Je me souviens de ce professeur de français disant… » ou de « Je me rappelle ce jeune webmaster nous interpellant… », l’objectif était, cette fois, de persuader les derniers réticents de la salle que la politique européenne actuellement menée est la seule viable.

À défaut de dérouler un programme clair en dehors d’une obligation de « refondation profonde de l’Europe » et de la volonté de « renouer avec la promesse des pères fondateurs », Christophe Castaner et Benjamin Griveaux ont fait leur le credo du gouvernement : nous ou les nationalistes, les progressistes [??? euh … « En Marche » progressiste ! Délire de journaliste …] contre les populistes.[…]


Manuel Jardinaud, Médiapart – Titre original : « LREM lance sa campagne européenne avec des slogans creux » – Source (Extrait très partiel)