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Partant des difficultés pour trouver des soins médicaux à proximités -phénomène orchestrée au demeurant par des gouvernements successifs- et utilisant la capacité des technologies modernes, notamment le maillage du réseau internet et son « entrée/accès » dans bien des habitations, est né l’idée de télémédecine.

Ne boudons pas l’annonce et attendons l’efficience du déploiement sur tout le territoire et voyons ensuite si effectivement est résolue une partie de l’offre de soins dans les « déserts médicaux ». MC

Des consultations de télémédecine remboursées dès le 15 septembre 2018

Développée jusqu’à présent au niveau régional selon un modèle expérimental, la télémédecine faisait depuis le 18 janvier l’objet d’une négociation tarifaire entre la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les syndicats de médecins libéraux. Objectif : fixer les règles et les tarifs que les médecins pourront appliquer pour les actes de téléconsultation et de télé-expertise. Une première étape décisive pour le déploiement de ces pratiques sur l’ensemble du territoire.

Depuis le 15 septembre 2018, la télémédecine se déploie. Les médecins traitants, généralistes ou spécialistes vont pouvoir réaliser des examens médicaux à distance par visioconférence. Cette médecine 4.0 sera facturée au même tarif qu’une consultation classique de visu : 25€ chez un généraliste/ 30€ chez un spécialiste. Ces mêmes médecins pourront aussi effectuer des télé-expertises (demandes d’avis entre professionnels de santé) payées entre 12 et 20 euros selon le niveau de complexité de l’acte.

En permettant l’examen à distance d’un patient par son médecin via la visioconférence, la téléconsultation contribue à l’amélioration de l’accès aux soins, en particulier dans les zones de désertification médicale. Grâce à elle, les personnes dépendantes et peu mobiles par exemple n’ont plus besoin de parcourir de longues distances ou d’attendre plusieurs semaines avant d’obtenir un rendez-vous. Certains actes, notamment ceux qui nécessitent des palpations, ne pourront évidemment pas se faire par visio-conférence. Il y aura toujours du présentiel en cabinet.

Comment ça marche ?

Cette nouveauté médicale sera totalement sécurisée et sera accessible via une plateforme afin de garantir le secret médical. Le médecin envoie un lien au patient, l’invitant à se connecter vers un site ou une application dédiés et sécurisés, via son ordinateur ou tablette équipé d’une webcam. Pour les personnes non connectés et ne disposant pas des technologies adéquates, un professionnel de santé équipé comme un pharmacien ou une infirmière, pourront venir assister le patient le temps de la consultation. Par ailleurs, des ca­bines de téléconsultation seront installées dans les maisons de santé, les pharmacies et dans des lieux facilement accessibles. Sur les conseils de son médecin, le patient pourra s’y rendre. Qu’il soit chez lui ou dans une cabine équipée, il devra donner son accord pour une prise en charge par téléconsultation.


BON À SAVOIR

La téléconsultation médicale ne se substitue pas au médecin traitant, ni aux urgences. En cas d’urgence, composez le 15. Elle ne remplace pas non plus les consultations spécialisées, notamment psychologiques, ni les consultations nécessitant un examen clinique ou des examens complémentaires spécialisés. Aucun arrêt de travail, certificat médical ou renouvellement d’ordonnance ne peuvent être délivrés dans ce cadre où seuls sont autorisés les actes mentionnés à l’article R6316-1 du Code de la Santé Public.