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[Énormément commenté en bien comme en mal. La reconduction est prévue pour l’année prochaine avec des retouches sur le logiciel, là ou ça a posé problèmes, assure le ministre de l’éducation.

Pourtant même infime certains bacheliers n’auront aucune affectation et c’est a déplorer, d’autres -combien le saura-t-on un jour- durent faire le choix du « privé » avec tout ce que cela comporte comme contraintes financières laissant la place à des inégalités criantes alors qu’il faut une jeunesse ayant un bagage intellectuel-culturel important pour trouver un chemin dans la vie active au sortir du cursus … et se retrouver parfois -souvent- contraint a accepter des petits boulots d’intérimaires bien loin de leurs choix d’orientations exigés par Parcoursup, et malgré un bac plus 2/3/4 voir 5 ans … plus que ce logiciel,  ce sont les choix de l’éducation nationale qui sont à revoir. MC ]

Parcoursup selon « Le Dauphiné Libéré »

 Ce qui va être amélioré

 Des candidats encore sans  affectation, fin septembre, près d’un mois après la rentrée. La nouvelle plateforme d’admission post-bac a montré ses limites. La ministre de l’Enseignement supérieur en a tiré les leçons hier.

Frédérique Vidal a annoncé que 955 bacheliers étaient encore sans orientation, au terme de la procédure qui s’est achevée vendredi. Ces lycéens sont accompagnés par les commissions rectorales, qui doivent leur faire une proposition d’admission « au plus près de leurs voeux ». Parmi eux, on compte 60 bacheliers généraux, les autres étant des bacheliers professionnels et technologiques, a précisé la ministre lors d’un déplacement à l’université Paris-Sud.

Au total, quelque 730.000 des 812.000 candidats initiaux ont pu obtenir au moins une proposition d’admission (89,8 % des candidats) sur Parcoursup, soit une moyenne de plus de trois propositions par candidat, selon le bilan publié hier. « Parcoursup a pleinement fonctionné », s’est félicitée la ministre.

Un futur calendrier resserré

Cependant, le cas des quelque 1.000 élèves nécessite l’ajustement du dispositif. « Le calendrier est le point majeur d’amélioration », a déclaré la ministre. L’an prochain, la première phase (la phase principale) sera achevée « au plus tard fin juillet », et non début septembre comme cette année. Le détail du nouveau calendrier de la procédure sera annoncé après les vacances de la Toussaint. L’an prochain, la plateforme publiera aussi le rang du dernier candidat accepté dans chaque formation, ce qui permettra aux futurs étudiants de mettre en perspective leur place sur la liste d’attente.

Autre piste d’amélioration : un raccourcissement des délais de réponse, laissés aux candidats, notamment au début de la procédure.

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Parcoursup  selon « Le Canard enchainé »

Eloge de Parcoursup !

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, celui de la marquise Frédérique Vidal. Alors que la procédure d’affectation dans l’enseignement supérieur sur Parcoursup s’est clôturée le 21 septembre, la ministre de l’Enseignement supérieur a dressé un premier bilan, forcément éclatant, de la plateforme numérique.

Dans une interview au « JDD » (23/9), Vidal s’accorde les félicitations du jury : « Parcoursup a fonctionné et permis d’atteindre les objectifs fixés dans la loi : supprimer le tirage au sort, favoriser la mobilité géographique et sociale, mettre en place des parcours d’accompagnement pour limiter les abandons et l’échec. » Tous les éléments de langage sont de sortie.

Sur le terrain, pourtant, la réalité semble un peu plus contrastée. La mobilité géographique et sociale, pour ne parler que d’elle, s’est manifestée de façon si évidente que le défenseur des droits, Jacques Toubon, a lancé une enquête, fin août, sur des soupçons de discrimination à l’égard des jeunes des quartiers populaires.

Quant aux dizaines de milliers de candidats angoissés qui auront passé tout l’été à surfer sur Parcoursup plutôt que sur les vagues, ils n’ont en fait pas compris que toute cette période d’expectative… c’était pour leur bien !

« Si Parcoursup a été vécu par certains comme un processus plus long, c’est parce qu’il donnait plus de choix et de temps aux candidats », explique doctement la ministre. Avant de reconnaître néanmoins qu’elle réfléchissait à « revoir le calendrier de clôture de la plateforme et les délais de réponse ». Trop aimable.

Hors de question, pour autant, de revenir sur le sacro-saint principe de non-hiérarchisation des vœux des étudiants instauré par Parcoursup. Et ce alors même que cette nouvelle méthode est critiquée de toute part comme étant la raison principale de la lenteur du système.

« J’ai toujours été opposée à l’idée de hiérarchiser les vœux dès le départ : les jeunes doivent avoir le temps de mûrir leur choix, se justifie Frédérique Vidal. Mais j’ai interrogé des scientifiques pour voir si cela aurait un impact de hiérarchiser fin juillet ou en phase complémentaire. La réponse est négative. » Les mêmes scientifiques qui ont conçu la plateforme initiale ?

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Parcoursup  selon « France Info »

  •  Quel bilan tirez-vous de cette première année de Parcoursup ?

Guillaume Ouattara : Les candidats et les observateurs attendaient beaucoup de cette nouvelle plateforme. Il y avait un chiffon rouge autour d’APB, on nous avait dit que la plateforme dysfonctionnait, qu’il y avait beaucoup trop d’élèves sur le carreau. Quand on regarde juste les chiffres, on se rend compte que Parcoursup, à mon sens, fait pire et a laissé plus d’élèves sur le carreau cette année. Donc, tout ça pour ça. Beaucoup de complexité pour les élèves, beaucoup de délais d’attente. On se rend compte que Parcoursup n’a pas fait mieux que son prédécesseur.

  • Le ministre dit pourtant que moins d’élèves restent sans affectation. Qu’est-ce qui vous permet de dire qu’il y en a davantage ?

C’est la manière dont le ministère communique sur les chiffres, mais c’est très compliqué. Pour faire simple, quand le ministère parle de 3 500 ou de 2 500 élèves plus récemment, il ne compte que ceux qui ont eu le bac cette année. Mais il y a aussi des élèves qui étaient en réorientation, qui n’ont rien eu. Ils sont près de 4 000. On monte donc déjà le chiffre autour des 6 000 élèves sans orientation. Et il faut ajouter à ça que le ministère ne comptabilise que les candidats qu’il appelle les candidats actifs. Il y a deux critères pour être un candidat actif : soit on a contacté son rectorat pour être suivi, soit on a fait des vœux sur la procédure complémentaire. Du point de vue des chiffres et du point de vue du ministère, ils ne sont plus comptabilisés comme actifs alors même qu’ils cherchent une orientation.

Mais, il faut savoir qu’il y avait à peu près 39 000 candidats qui étaient inactifs au 5 septembre. Quand on contacte les candidats qui étaient en attente et qui sont considérés comme inactifs, ils nous disent : « Je n’ai pas contacté mon rectorat et je n’ai pas trouvé de vœu intéressant sur ma procédure complémentaire. » Ils ne sont donc pas sortis de la plateforme, ils veulent toujours intégrer l’enseignement supérieur.

  • À quel chiffre arrivez-vous pour le nombre de personnes en attente ?

Quand on prend les chiffres du 5 septembre, le ministère communiquait autour des 3 500 candidats bacheliers toujours en attente. Le chiffre que j’avais moi était plutôt 46 000 candidats qui étaient toujours en attente. Tout l’été, ça a été beaucoup de communication comme ça. Ces catégories ont été créées au milieu de l’été. Un peu comme les chiffres du chômage, on compte les catégories A, etc. C’était la même chose avec Parcoursup. Il y a eu une volonté d’amoindrir un petit peu ce qui était en train de se passer.


Source Diverses