Étiquettes

, ,

N’importe qui peut être victime d’illectronisme.

Comme le montre une enquête, publiée en mars dernier, par le Syndicat de la presse sociale (SPS).

Si près de 9 Français sur 10 sont équipés en smartphones, tablettes ou ordinateurs connectés à Internet, nombreux sont ceux à éprouver un « mal-être » numérique. Ce sentiment, révélé par différentes enquêtes, a poussé le Syndicat de la presse sociale (SPS), qui travaille depuis plus de vingt ans contre l’illettrisme, à réaliser une grande étude avec l’institut CSA (1).

« Elle montre que près d’un quart des personnes interrogées s’estiment désemparées au moment d’effectuer un achat ou une déclaration fiscale en ligne, explique Philippe Marchai, président du SPS. Et 19% sont amenées à renoncer à des démarches administratives ou liées à un loisir sur le Net en raison de leurs difficultés ».

Surprise ces « abandonnistes » appartiennent à toutes les classes d’âge et catégories sociales, sont indifféremment des hommes ou des femmes, des citadins ou des ruraux.

La raison ?

« Probablement un problème de formation, poursuit Philippe Marchai. Des réseaux d’accompagnement au numérique ont certes été mis en place, mais cette aide est souvent orientée vers des taches spécifiques. »

Pour lui, tous les mésusages ne peuvent être mis sur le dos des internautes. « Certains sites présentent un évident déficit en facilité d’accès, en termes d’ergonomie mais aussi de langage. »


  1. Enquête sur l’illectronisme en France, mars 2018.