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Bonne question merci de l’avoir posée, mais c’est aux élus de tous bords d’y répondre et de considérer qu’il devait être assumé par un service publique digne de ce nom pas le retour de ces mouroir de notre enfance. MC

Ancien ouvrier devenu ingénieur dans l’informatique, André, 65 ans, se passionne depuis longtemps pour les questions de retraite. En veille permanente sur Internet, il pense avoir été l’un des premiers à s’inscrire à l’atelier citoyen sur la réforme à venir du système de retraite, qui s’est tenu jeudi 6 septembre à Montreuil. « Cela fait plusieurs nuits que je bûche mes dossiers », explique ce père de trois enfants.

  • Le montant des pensions va-t-il fluctuer dans le prochain système ?
  • Qui décidera de la valeur du point ?
  • Et surtout, très prosaïquement, « comment va-t-on faire pour payer une maison de retraite ? »,

… se demande-t-il.

Comme André, une centaine de personnes, réparties en petits groupes ont planché hier sur le futur système universel de retraite souhaité par Emmanuel Macron, et bâti pas à pas par le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. […]

[…] À la question, posée à la cantonade, de savoir qui n’a aucune inquiétude sur la pérennité du système de retraite, seules trois mains se lèvent. Plus d’une trentaine de personnes pensent qu’elles devront compléter leurs ressources à la retraite, plus de vingt qu’elles devront travailler au-delà de l’âge de la retraite et autant qu’elles manqueront de ressources !

« C’est tout le paradoxe de la situation actuelle », souligne Jean-Paul Delevoye, qui répond aux questions de la salle. « Beaucoup de gens ont un sentiment de faillite alors que du fait de réformes précédentes, le système n’a jamais été aussi équilibré financièrement qu’aujourd’hui ! » « Quant aux jeunes, « ils pensent qu’ils n’auront pas de retraite », souligne-t-il.

Un nouveau système plus lisible et plus équitable Redonner confiance dans le système par répartition – en le rendant plus lisible et plus équitable – est donc l’un des premiers objectifs de la refonte à venir. […]

[…] Des échanges pour préparer la réforme Récoltées par les facilitateurs présents à chaque table, les questions des participants se concentrent sur la période de transition, l’application des nouvelles règles aux retraités actuels ou encore le niveau des pensions futures. L’occasion de préciser que la réforme, si elle est adoptée en 2019, ne s’appliquera pas aux personnes qui se trouvent à moins de cinq ans de la retraite et qu’une période de transition est prévue.

Les échanges se font plus vifs quand un participant demande la tenue d’un référendum, une hypothèse exclue d’emblée par Jean-Paul Delevoye, au vu de la complexité du sujet. « Nous ne sommes que 100 aujourd’hui, s’agace le participant. Au mieux, vous allez réunir 800 personnes dans vos huit débats et seuls 8 000 contributeurs sont intervenus sur votre plateforme. Ce débat citoyen est biaisé ! » « Ces ateliers ne sont qu’une partie de notre dispositif », réplique l’ancien président du Conseil économique, social et environnemental (Cese). « Nous consultons énormément pour préparer la réforme. » […]


Emmanuelle Réju, La Croix – Titre éponyme – Source (Extrait)